BEYROUTH, 4 décembre (XINHUA) -- Le ministre
français des Affaires étrangères Bernard Kouchner est de retour à Beyrouth
mardi dans le cadre de nouveaux efforts destinés à contribuer à
mettre un terme à l'impasse politique au Liban, laquelle laisse
la présidence vacante dans le pays.
M. Kouchner s'est entretenu avec le président du
Parlement libanais Nabih Berri à sa résidence à Beyrouth. A l'issue d'une
heure de discussions, le ministre français est sorti sans faire
de commentaire.
La visite de M. Kouchner, la septième au Liban en
six mois, intervient à trois jours d'une session parlementaire prévue
vendredi pour élire un successeur de l'ancien président Emile
Lahoud, dont le mandat a expiré le 24 novembre.
Le bloc majoritaire au Parlement libanais a
formellement annoncé dimanche qu'il soutiendrait le commandant de l'armée
le général Michel Suleiman en tant que candidat à la présidence
vacante.
Mais l'un des leaders de l'opposition, le président
du Mouvement libre patriotique Michel Aoun a indiqué lundi que le
processus d'amender la Consitution ne peut être lancé avant la
conclusion d'un accord politique.
L'actuelle Constitution empêche de hauts
responsables d'Etat, y compris les commandants d'armée, de se présenter à
la présidence et un amendement est donc nécessaire pour autoriser l'actuel
chef de l'armée de se porter candidat au poste de président.
Le Parlement libanais a échoué à six reprises
dans l'élection d'un nouveau président depuis le 25 septembre du fait que
la majorité au pouvoir et l'opposition n'ont pas réussi à se
mettre d'accord sur un candidat de compromis.