KHARTOUM, 4 décembre
(XINHUA) -- Les affrontements tribaux provoqués par des voleurs de bétail
dans la région est du Sud Soudan ont conduit le Haut commissariat des
Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à suspendre temporairement le
rapatriement des réfugiés soudanais en provenance du Kenya pour la grande
majorité, a anoncé le HCR mardi dans un communiqué.
Les affrontements dans l'Etat de Jonglei entre les
tribus Murle et Dinka concernant le vol de bétail ont dégénéré en des
attaques de représailles ces quinze derniers jours, faisant 34 morts et
des dizaines de blessés.
"La situation demeure tendue et la crainte est que
les actes de représailles se répandent dans d'autres endroits de l'Etat de
Jonglei, notamment à Pibor, Boma et Porchalla, qui sont des zones de
retour importantes pour les réfugiés et les personnes déplacées internes",
a indiqué le HCR.
Dans ce communiqué, on apprend qu'une équipe
d'évaluation de la sécurité de l'ONU se rendra mercredi à Jonglei pour
déterminer le niveau de menace sécuritaire.
Les réfugiés les plus touchés par la suspension
temporaire sont ceux du camp de Kakuma dans le nord-ouest du Kenya, où 85 %
des 3 000 réfugiés ont signé pour retourner à Jonglei d'ici la fin de
l'année.
De plus, des milliers de personnes déplacées
internes qui se sont dites prêtes à retourner dans la région sont
également touchées par cette mesure.
Depuis 2005, le HCR a aidé plus de 70 000 réfugiés
soudanais à retourner au Sud Soudan et dans la région du Nil bleu, alors
que 90 000 autres sont retournés dans la région par leurs propres
moyens.