OTTAWA, 30 novembre (XINHUA) -- La Cour d'appel
d'Ontario, au Canada, a accordé vendredi à l'homme d'affaires
germano-canadien Karlheinz Schreiber un sursis alors que son extradition
était imminente.
Le lien de Schreiber avec l'ancien Premier ministre
canadien Brian Mulroney est au cSur d'une vive controverse à Ottawa mais
l' Allemagne veut le juger pour fraude et évasion fiscale et demande
son extradition depuis 2004.
Cette extradition, qui devait avoir lieu samedi, est
donc reportée jusqu'à ce que la Cour suprême décide d'entendre ou non
son appel pour l'ordre d'extradition dont il fait l'objet.
Schreiber a comparu jeudi devant un comité
parlementaire au sujet des 300.000 dollars canadiens (300.000 dollars
américains) qu'il a versés en liquide à l'ancien Premier ministre en 1993
et 1994.
Schreiber a dit au comité que Mulroney et lui avait
conclu un accord le 23 juin 1993, soit deux jour avant que le Premier
ministre ne quitte le pouvoir. Cette version des faits est
contradictoire avec celle de Mulroney qui affirme que cela
s'était passé après la fin de son mandat.
Mulroney risque des poursuites judiciaires si
l'accord a été passé alors qu'il était Premier ministre.
Mais un porte-parole de Mulroney a affirmé en début
de semaine, lors d'une interview pour la presse écrite, que Mulroney avait
reçu des paiements en liquide et que c'était une "erreur colossale ".
L'actuel Premier ministre canadien Stephen Harper
a demandé le lancement d'une enquête sur les allégations de Mulroney.
Des voix se sont élevées pour demander le report de l'extradition
de Schreiber, nécessaire à l'enquête.