NEW YORK (Nations Unies), 29 novembre (XINHUA) -- Un
rapport de l'ONU sur la grippe aviaire, publié jeudi, souligne qu'il
subsiste un risque permanent de mutation d'un virus aboutissant à une
grippe grave et facilement transmissible entre les être humains,
pouvant potentiellement précipiter une pandémie de grippe, malgré
une amélioration des réponses aux flambées parmi la volaille dans de
nombreux pays.
Selon ce rapport sur les réponses à la grippe
aviaire et l'état de préparation à une pandémie, élaboré par l'ONU et la
Banque mondiale, beaucoup de plans nationaux de lutte contre les
pandémies ne sont pas suffisamment opérationnels et la coordination
de la planification de la lutte contre les pandémies entre les pays
nécessite une plus grande réflexion.
"Les pathogènes deviennent plus mobiles du fait de
l' augmentation des voyages et du commerce international ainsi que
de l'évolution des écosystèmes", a déclaré David Nabarro,
coordonnateur principal pour la grippe des Nations Unies, jeudi à
New York.
La publication de ce rapport précède la conférence
ministérielle mondiale sur la grippe aviaire et la pandémie de
grippe, prévue à New Delhi du 4 au 6 décembre.
Le rapport, qui se fonde sur les données fournies
par 143 pays, rappelle qu'à la mi-2007, les stratégies de prévention et d'
endiguement élaborées par la FAO et l'Organisation mondiale de la
santé animale, avaient été adoptées par les pays et contribué à
réduire à six le nombre de pays considérés foyers de la maladie.
95% des pays ont affirmé élaborer des plans pour
faire face à une pandémie. Près des trois quart ont lancé des campagnes de
sensibilisation pour augmenter la prise de conscience de la
grippe aviaire et humaine.
Des mesures de lutte intensive, y compris la
vaccination des volailles, sont prises dans ces régions pour limiter la
maladie et éliminer les flambées lorsqu'elles se produisent. Dans les
conditions actuelles, la plupart des autres pays sont capables de
juguler les flambées lorsqu'elles se produisent dans d'autres
cadres.
Les pays qui traitaient la grippe aviaire comme une
urgence il y a deux ans ont évolué vers l'élaboration de stratégies
durables à plus long terme concernant des méthodes plus saines d'élevage
des volailles et de gestion des oiseaux sauvages, dit le rapport.
"Le besoin le plus urgent maintenant est
la collaboration entre les gouvernements des différents pays", a indiqué
le Dr. Nabarro. Selon lui, la réunion de New York constitue une
"excellente occasion" pour les ministres d'examiner comment ils soutiendront
les efforts nationaux et amélioreront la coopération et la solidarité
entre les pays.