BRUXELLES, 29 novembre (XINHUA) -- Le haut
représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et la
sécurité commune, Javier Solana, a favorablement accueilli jeudi les
récents développements au Pakistan.
Dans une déclaration, M. Solana a indiqué :
"Aujourd'hui, le président Pervez Musharraf a prêté serment pour un
nouveau mandat comme président pakistanais après avoir honoré son
engagement et démissionné de son poste de chef d'état-major de l'armée
hier. Ceci est un pas dans la bonne direction, qui aidera le Pakistan à
reprendre le chemin de la démocratie", a dit M. Solana.
Il a estimé important de tenir des élections
législatives, comme prévu, en janvier. "La levée rapide de l'état
d'urgence et le rétablissement de la constitution seront cruciaux pour
assurer les élections libres et équitables", a-t-il souligné.
M. Solana a réaffirmé son soutien au Pakistan qui,
selon lui, est un partenaire important de l'Union européenne dans de
nombreux domaines, y compris dans la lutte contre le terrorisme.
Le président pakistanais en exercice Pervez
Musharraf a prêté serment en tant que président civil lors d'une cérémonie
tenue jeudi à Islamabad, au lendemain de sa démission de son poste de
chef de l'armée du Pakistan.
M. Musharraf est entré dans l'Académie militaire
pakistanaise en 1961, à l'âge de 18 ans et est devenu chef d'état-major de
l'armée du Pakistan en 1998, prenant ainsi le commandement des
forces armées pakistanaises.
Il a été forcé à mener un coup d'Etat pour renverser
le gouvernement du Premier ministre Nawaz Sharif et a pris le
pouvoir du pays en tant que chef exécutif en octobre 1999. M. Musharraf
est devenu pour la première fois président du Pakistan en 2001 et il
a été réélu pour un autre mandat de cinq ans lors de
l'élection présidentielle du 6 octobre dernier.
Après avoir remporté la victoire
à la présidentielle, M. Musharraf a promis de démissioner de
son poste militaire et de remettre le commandement des forces
armées pakistanaises au général Ashafaq Pervez Kayani. Il a dit qu'il fait
tout son possible pour la transition de la présidence
pakistanaise de militaire à civile.