ALGER, 29 novembre (XINHUA) -- Le président algérien
Abdelaziz Bouteflika a indiqué jeudi que la politique extérieure de
l'Algérie "relève du domaine réservé du président de la République et
de ses plénipotentiaires dont le ministère des Affaires étrangères en
particulier".
Dans une déclaration publiée par l'agence de presse
officielle APS, le président algérien a souligné qu'en dehors des
positions exprimées par ces autorités, "toute déclaration ou spéculation
n'engage que ses auteurs ou ceux qui les publient".
"Il n'est pas de nos traditions, ni dans notre
interprétation du devoir de réserve qui incombe à tout responsable de
l'Etat, de porter des jugements de valeurs sur des hommes d'Etat étrangers
ou de nous immiscer dans la politique intérieure des autres Etats,
notamment lorsqu'il s'agit d'un pays ami avec lequel nous
entretenons des relations multiples de coopération confiantes et
mutuellement bénéfiques", a fait remarquer la déclaration.
Cette déclaration intervient suite à une polémique
entre la France et l'Algérie due à des propos d'un ministre algérien sur
le président français Nicolas Sarkozy, à quelques jours de sa visite
d'Etat à Alger.
Dans un entretien au quotidien algérien El Khabar
publié lundi dernier, le ministre algérien des Moudjahidine Mohamed Chérif
Abbas a attribué à l'influence d'un "lobby juif" l'accession au
pouvoir du président français.
De son côté, la France, à travers
son porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a exprimé son étonnement
sur ces propos qui "ne correspondent pas au climat de confiance
et de coopération dans lequel nos préparons la visite d'Etat du président
de la République", tout en souhaitant avoir des clarifications de
la part de l'Algérie sur ce sujet.