BEIJING, 28 novembre (Xinhua) -- La Chine doit jouer
un rôle majeur pour "sauver notre planète" et si des actions promptes ne
sont pas prises pour faire face au changement climatique, les
progrès du développement humain dans les pays en voie de
développement risquent de marquer le pas ou même de reculer, selon un
rapport sur le développement humain de l'Onu publié mercredi.
Intitulé "La lutte contre les changements
climatiques : la solidarité humaine dans un monde divisé", ce rapport dit
que, bien que la Chine soit devenue la plus grande source d'émissions de
CO2 au cours de la dernière décennie, "un Américain émet quand même
cinq fois plus de carbone qu'un Chinois".
Les pays en voie de développement comme la Chine,
qui connaissent une augmentation rapide en termes d'émissions,
doivent jouer un rôle principal pour trouver des solutions communes dans
l'effort de sauver notre planète, a dit Khalid Malik,
coordinateur résident des Nations unies et représentant en Chine du
Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), lors d'une
conférence de presse sur le lancement de ce rapport en Chine,
mercredi.
"Le transfert international des technologies est
d'importance cruciale pour aider à réduire les émissions de carbone dans
les pays en voie de développement, qui sont de plus en plus
vulnérables au changement climatique", selon le rapport.
"Le changement climatique est actuellement une
préoccupation commune à toute l'humanité et doit être taité avec des
actions globales concrètes", indique le rapport.
Le rapport soutient qu'en comparaison avec les pays
développés, qui représentent 13% de la population mondiale et qui
produisent plus de la moitié du CO2, la Chine rapporte des émissions par
tête au-dessous des normes internationales.
En 2015, les émissions par habitant de la Chine sont
estimées à 5,2 tonnes, soit un quart des 19,3 tonnes aux Etats-Unis et un
tiers de la moyenne des pays développés, montre le rapport.
Le rapport annuel, publié depuis 1990 et sur la
base de récentes découvertes dans les études sur le
changement climatique, constitue une base pour une importante rencontre à Bali,
en Indonésie, pour négocier un successeur au Protocole de Kyoto
qui a pour objectif de réaliser une réduction substantielle des
émissions d'ici 2012.