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PNUD: la limitation du réchauffement à 2 degrés est une nécessité absolue
  2007-11-28 09:27:49  

     NEW YORK (Nations Unies), 27 novembre (XINHUA) -- Le dernier  Rapport mondial sur le développement humain du Programme des  Nations Unies pour le développement (PNUD) prévient que tout doit  être fait pour limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés  centigrades, alors que les conséquences de ce changement risquent  déjà de causer des revers sans précédent en matière de réduction  de la pauvreté, de nutrition, de santé et d'éducation. 

     Le rapport, intitulé "La lutte contre les changements  climatiques : la solidarité humaine dans un monde divisé", brosse  un tableau sans complaisance de la menace que représente le  réchauffement planétaire, indique un communiqué publié mardi par  le PNUD. 

     Le rapport contient des données scientifiques qui montrent de  quelle manière les pauvres subiront l'impact écologique du  changement climatique. les auteurs avertissent que les forces  déchaînées par le réchauffement de la planète risquent de ralentir puis d'inverser les progrès accomplis de génération en génération. 

     il demande une approche jumelée qui conjugue mesures  d'atténuation strictes pour limiter le réchauffement au 21ème  siècle à moins de 2 degrés centigrades, et coopération renforcée  pour l'adaptation. Le niveau actuel se situe à 0,7 degrés  centigrade. 

     S'agissant des mesures d'atténuation, les auteurs demandent aux pays développés de prendre les devants en réduisant les émissions  de gaz à effet de serre d'au moins 80% par rapport aux niveaux de  1990 d'ici 2050. Le rapport prône un cocktail de taxation des  émissions, de programmes de "cap-and-trade" stricts (plafonds et  achat de "droits de polluer"), la réglementation de l'utilisation  de l'énergie, et la coopération internationale pour le financement du transfert des technologies à basse émission de carbone. 

     En ce qui concerne l'adaptation, le rapport met en garde sur le fait que les inégalités en matière de capacité à s'adapter au  changement climatique creusent de plus en plus les inégalités  entre et dans les pays. Il demande aux pays riches de placer  l'adaptation au changement climatique au coeur des partenariats  internationaux pour la réduction de la pauvreté. 

     Parmi les menaces identifiées dans la lutte contre le  changement climatique figurent l'effondrement des systèmes  agricoles de plus en plus exposés à la sécheresse, à  l'augmentation des températures, et à des précipitations plus  imprévisibles, entraînant 600 millions de personnes  supplémentaires dans la malnutrition, indique le communiqué. 

     Les zones semi-arides d'Afrique sub-saharienne parmi les plus  pauvres du monde risquent d'enregistrer une diminution de 26% de  leur productivité d'ici 2060. 

     D'ici 2080, 1,8 milliards de personnes supplémentaires  pourraient être victimes du stress hydrique, de vastes régions  d'Asie du Sud et du nord de la Chine étant confrontées à une crise écologique grave liée au rétrécissement des glaciers et à la  modification des précipitations. 

     Le déplacement de 332 millions de personnes vivant dans les  zones côtières et dans les zones de faible élévation du fait des  inondations et des tempêtes tropicales. Plus de 70 millions de  personnes vivant au Bangladesh, 22 millions au Vietnam, et six  millions en Egypte, pourraient être touchées par des inondations  dues au réchauffement de la planète. 

     Les risques sanitaires émergents, avec 400 millions de  personnes supplémentaires qui pourraient être exposées au  paludisme. 

     Mettant en lumière les éléments de preuve rassemblés dans le  cadre de récents travaux de recherche, les auteurs du Rapport  mondial sur le développement humain font valoir que le coût  potentiel du changement climatique pour l'homme a été sous-estimé. Ils relèvent que les chocs climatiques tels que les sécheresses,  les inondations et les tempêtes, dont la fréquence et l'intensité  vont augmenter avec le changement climatique, sont déjà des  facteurs de pauvreté et d'inégalité. 

     Selon le rapport, le total des dépenses en adaptation  consenties par le biais des mécanismes multilatéraux s'élève à ce  jour à 26 millions de dollars - environ l'équivalent d'une semaine de dépenses pour les systèmes de défense face aux inondations du  Royaume-Uni.  

     Un financement supplémentaire pour les infrastructures contre  les changements climatiques et pour la résistance des bâtiments,  les gouvernements du nord devant allouer au moins 86 milliards de  dollars par an d'ici 2015 (environ 0,2% de son PIB).