Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Rencontre entre le président chinois Hu Jintao et son  homologue français Nicolas Sarkozy
-
Le président américain réaffirme son engagement au processus de  paix au Moyen-Orient
-
Les Etats-Unis annoncent une stratégie en trois phases parallèles  sur le Moyen-Orient
-
La Chine publie sa première image de la Lune
-
Solana: L'UE souhaite un développement solide et global du partenariat  stratégique avec la Chine
Solana: L'UE souhaite un développement solide et global du partenariat  stratégique avec la Chine
  2007-11-26 16:34:16  

     BRUXELLES, 26 novembre (Xinhua) -- L'Union européenne (UE)  souhaite que son partenariat stratégique avec la Chine puisse être aussi global et solide que possible, a affirmé le Haut  représentant de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité  commune, Javier Solana, lors d'un entretien par écrit accordé à  l'agence Xinhua vendredi dernier. 

     "Nos relations bilatérales avec la Chine sont très bonnes. La  Chine se trouve parmi les peu nombreux partenaires stratégiques de l'UE au monde. Nous souhaitons que ce partenariat soit aussi  global et solide que possible", a-t-il indiqué à l'approche du 10e sommet UE-Chine, qui se tiendra à Beijing mercredi prochain. 

     "Je pense que le développement des relations politiques entre  l'UE et la Chine constitue l'une des importantes réalisations dans notre partenariat stratégique", a précisé M. Solana. 

     Il a affirmé que les sommets réguliers aident les deux parties  à passer en revue le développement de ce partenariat. 

     Selon lui, le sommet UE-Chine a beaucoup plus qu'une valeur  symbolique. "Il y a d'importants objectifs que nous pouvons  atteindre ensemble par l'augmentation des engagements dans des  affaires internationales et des problèmes mondiaux, en particulier sur l'Afrique, le changement climatique et l'énergie", a poursuivi M. Solana. 

     Le premier sommet Chine-UE a eu lieu à Londres, en Grande- Bretagne, en 1998. 

     Le sommet est devenu "un important mécanisme" pour les deux  parties afin de renforcer la compréhension, réduire des litiges,  accroître la confiance réciproque et promouvoir la coopération, a  commenté pour sa part l'ambassadeur chinois auprès de l'UE, Guan  Chengyuan. 

     M. Solana a indiqué que les deux parties ont renforcé leurs  contacts, tant formels qu'informels, sur un large volet de sujets. 

     L'UE accueille favorablement l'émergence de la Chine comme un  important acteur dans le système international "basé sur la  politique de développement pacifique" de cette dernière, a affirmé le chef de la diplomatie de l'UE. 

     "Nous sommes surtout ravis des efforts de la Chine pour  résoudre le problème nucléaire de la péninsule coréenne et de son  rôle constructif dans d'autres importants dossiers, dont la  situation au Myanmar", a-t-il ajouté. 

     Quant à la coopération UE-Chine sur la scène internationale, M. Solana a fait remarquer que des consultations entre les deux  parties en matière d'importants problèmes, tels que l'Iran, le  Moyen-Orient, le Myanmar, la péninsule coréenne et le Kosovo,  aussi bien que des défis mondiaux à savoir le changement  climatique, "jouent un important rôle pour la promotion de la paix et de la stabilité mondiales". 

     "Je suis extrêmement content des contacts étroits que  j'entretiens personnellement avec mon collègue chinois, le  ministre des Affaires étrangères, Yang Jiechi. Nous nous sommes  rencontrés au moins quatre ou cinq fois cette année pour discuter  des problèmes d'intérêt commun", a-t-il précisé. 

     L'UE et la Chine ont étendu leur terrain de coopération grâce à "un mécanisme de dialogue politique complet et efficace", a  indiqué M. Solana. 

     Les relations économiques et commerciales entre l'UE et la  Chine se sont développées rapidement ces dernières années. La  Chine constitue maintenant le deuxième plus grand partenaire  commercial de l'UE, tandis que l'UE est le plus grand partenaire  commercial de la Chine. 

     "L'UE et la Chine sont en train de devenir les plus importantes partenaires économique et commerciale l'une de l'autre, cela est  dû aux grands efforts déployés par les deux parties au cours de la décennie écoulée", a assuré M. Solana. 

     Il a indiqué que la coopération économique et commerciale  bilatérale est devenue l'un des plus importants ressorts pour le  renforcement du partenariat stratégique. 

     Quant aux frictions commerciales et aux autres défis, M. Solana a invité les deux parties à discuter de la nécessité  d'entreprendre des "actions régulières" pour assurer un  partenariat commercial et économique équilibré, en faveur des deux parties. 

     La Chine et l'UE ont entrepris en janvier dernier des  négociations sur un nouvel Accord de partenariat et de coopération, pour remplacer l'Accord de coopération commerciale et économique  datant de 1985 et qui est obsolète. 

     "Il est vrai que nos relations se sont développées de manière  si significative qu'il est nécessaire de les mettre sur une base  légale plus globale. C'est pourquoi nous avons démarré des  négociations sur un Accord de partenariat et de coopération", a  expliqué M. Solana. 

     Il a affirmé que les négociations "vont bon train", avec "des  progrès tangibles". 

     "Je suis persuadé que des progrès davantage significatifs  seront faits dans les mois à venir, bien qu'il soit trop tôt pour  prédire quand le nouvel accord sera conclu", a annoncé M. Solana. 

     Au sujet de la perspective de la coopération UE-Chine en  Afrique, il a indiqué que le dialogue entre les deux parties se  développe bien depuis le dernier sommet UE-Chine et que de  nombreux problèmes discutés ont réalisé des progrès concluants, en particulier au Soudan et en RDCongo. 

     "Coopérer pour réaliser la stabilité politique, la croissance  économique et la réduction de la pauvreté en Afrique est dans  l'intérêt de la Chine et de l'UE, et par dessus tout, des  Africains eux-mêmes", a martelé M. Solana. 

     Il a souligné que l'UE comme la Chine ont "considérablement"  contribué aux progrès réalisés dans des problèmes africains.  

     L'UE et l'Afrique sont tombées d'accord sur une Stratégie  conjointe UE-Afrique, et un premier Plan d'action sera adopté lors du sommet UE-Afrique en décembre prochain à Lisbonne, Portugal. 

     "Notre coopération avec l'Afrique, surtout par le biais de  l'Union africaine, joue un important rôle croissant par rapport  aux défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés, tels que le  changement climatique, le terrorisme, la non prolifération et la  migration", a précisé M. Solana. 

     "De tels défis ont effectivement besoin d'une coopération et  d'une coordination plus étroites avec la Chine dans le futur", a-t- il ajouté. 

     Quant à l'épineux dossier de l'embargo militaire de l'UE vis à  vis de la Chine, a contrario avec le développement rapide des  relations bilatérales, M. Solana s'est déclaré "conscient de  l'importance de ce problème, pour les deux parties". 

     Il a exprimé la volonté de l'UE de progresser vers la levée de  l'embargo militaire. 

     "Je peux confirmer que nous voulons travailler vers la levée de l'embargo sur la base du communiqué conjoint du sommet UE-Chine  2004 et des conclusions concernées du Conseil européen", a indiqué M. Solana. 

     Quant au statut de la Chine comme économie de marché totale, il l'a qualifié de "problème technique compliqué". 

     L'UE est "satisfaite des progrès réalisés jusqu'à présent", a  précisé M. Solana, appelant la Chine à faire plus pour que le bloc des 27 nations européennes la reconnaisse. 

     L'UE n'a pas encore reconnu la Chine comme une économie de  marché totale, mais beaucoup d'autres pays l'ont fait. 

     La Chine a demandé à maintes reprises à l'UE de lever l'embargo militaire et de la reconnaître comme une économie de marché totale. 

     Lors du sommet UE-Chine à Helsinki (Finlande) l'année dernière, le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, a indiqué que la  résolution de ces deux problèmes en suspension est "dans l'intérêt de l'UE elle-même", et que "plus les problèmes seront résolus tôt, plus de bénéfices en découleront". 

     En ce qui concerne le problème de Taïwan, M. Solana a réaffirmé que l'UE "s'attache fermement à la politique d'une seule Chine". 

     "De bonnes relations entre les deux côtés du détroit (de Taïwan) sont cruciales pour la paix et la sécurité dans la région et dans  le monde entier", a-t-il souligné, ajoutant que "nous pensons  aussi que les problèmes entre les deux côtés du détroit doivent  être résolus par le dialogue et des moyens pacifiques". 

     Aucune partie ne doit entreprendre quoi que ce soit qui risque  d'allumer des tensions et de porter atteinte à la stabilité  régionale, a souligné M. Solana. 

     "Nous nous intéressons à la promotion du dialogue, à la  coopération pratique et à la construction de la confiance. Nous  soutenons et accueillons favorablement tous les efforts pour  rechercher une base mutuellement acceptable pour des discussions", a-t-il indiqué. 

     Par ailleurs, M. Solana a exprimé sa préoccupation sur la  tentative des autorités taïwainaises d'organiser un référendum sur la candidature aux Nations Unies au nom de Taïwan, la qualifiant  d'"inutile". 

     "Il ne faut pas faire de déclarations ou d'actions qui risquent d'accroître la tension entre les deux côtés du détroit (de Taïwan) et qui risquent d'être considérées comme un changement unilatéral  du statu quo. Pour cette raison, nous considérons cette initiative comme non souhaitable", a répété M. Solana. 

     Quant aux Jeux Olympiques 2008 qui auront lieu en août prochain à Beijing, il a souligné que ce sera "un événement extrêmement  important, qui présentera au monde les progrès réalisés par la  Chine au cours de deux décennies écoulées". 

     La Chine peut compter sur la coopération de la part de l'UE  avant et durant les JO, pour assurer leur déroulement sans  anicroche, a conclu M. Solana.