BAGDAD, 25 novembre (XINHUA) -- Un haut responsable
politique chiite irakien a rejeté dimanche les accusations des Etats-Unis
selon lesquelles l'Iran fomente la violence en Irak.
"Ce ne sont que des accusations lancées par les
forces de la coalition. Je pense qu'elles nécessitent plus de preuves", a
déclaré Abdel Aziz al-Hakim lors d'une conférence de presse
conjointe avec le vice-président chiite Adel Abdel Mahdi.
"Ils (les Iraniens) soutiennent historiquement le
peuple irakien et cela est une position officielle que nous pouvons
avancer sans hésitation", a dit M. Hakim à la presse.
Ces remarques de M. Hakim interviennent un jour
après qu'un porte-parole de l'armée américaine, Gregory Smith, eut indiqué
que ses hommes avaient arrêté 4 membres d'un groupe extrémiste
soutenu par l'Iran qui avaient avoué l'attentat du marché d'al-Ghazil
vendredi.
M. Smith a précisé que ce groupe voulait maquiller
l'attentat en acte d'al-Qaïda pour faire accuser ce réseau.
Des officiels américains accusent fréquemment l'Iran
de fournir des armes et d'entraîner les milices chiites en Irak, ce que
Téhéran dément formellement.
Le vice-président Adel Abdel Mahdi a de son côté
indiqué que le gouvernement discuterait de la prolongation du mandat de
l'ONU des forces multinationales en Irak pour que l'Irak redevienne
entièrement souverain.
Il a précisé que le gouvernement annoncerait
sous peu une " déclaration d'intention" sur l'organisation de la présence de
ces forces en territoire irakien.