LOME, 25 novembre (XINHUA) -- Le représentant de
l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à
Madagascar ( ASECNA) au Togo, Médézi Tagba Damsou, a estimé que la perte de
deux pays membres de cette institution aura une "conséquence
assez dramatique", faisant allusion au départ annoncé du Sénégal et de
Madagascar, a rapporté dimanche la radio nationale togolaise.
Pour une institution comme l'ASECNA, qui est fondée
sur la base de la solidarité, perdre deux membres annonce déjà une
" conséquence assez dramatique", a jugé M. Médézi, cité par la
radio togolaise.
Il a indiqué que si le Sénégal quittait l'ASECNA,
l'institution serait obligée de déménager, car c'est le Sénégal qui est
dépositaire de la Convention de Dakar.
"Aujourd'hui, ce sont les regroupements qui sont
encouragés, ce serait dommage qu'une agence, qui est citée de réussite
d'intégration, arrive à se disloquer en si bon chemin", a relevé le
représentant de cette institution au Togo.
Récemment le Sénégal et Madagascar avaient annoncé
leur intention de quitter l'institution pour gérer seul leur espace
aérien, mais le Sénégal est revenu peu après sur sa décision.
Sur la gestion individuelle par les Etats de leur
espace aérien, M. Médézi a cité les cas du Nigeria, du Liberia, de la
Sierra Leone et de la Guinée-Conakry.
Il a indiqué cependant que l'essentiel dans ces
gestions individuelles c'est de voir à quel niveau de responsabilité cela
se fait et jusqu'à quels résultats.
D'autres pays, le Mali et la Centrafrique avaient
eu à quitter l'ASECNA mais ils l'ont rejoint plus tard.