NAIROBI, 25 novembre (XINHUA) -- Quelque 883 anciens
combattants de l'Armée de libération du peuple du Soudan (SPLA) ont
terminé la formation intensive de 75 jours qui doit permettre à ces
anciens rebelles de se reconvertir, a informé l'ONU dimanche.
Selon un communiqué du PNUD (Programme des Nations
Unies pour le développement), les personnes formées, dont 101 sont des
femmes, représentent la nouvelle génération grâce à laquelle le
sud-Soudan espère améliorer la gestion de ses prisons et assurer que le
traitement des prisonniers et des détenus se fasse dans le
respect des normes de base en matière de droits de l'Homme.
"L'une des fonctions des services pénitentiaires est
de renforcer les compétences de leur personnel par un recrutement
efficace et des formations", a souligné le directeur général des
Services pénitentiaires du sud-Soudan Agasio Akol Tong pendant la
cérémonie de fin de formation.
Réinsistant sur la nécessité de changer les
mentalités, M. Tong a rappelé que "les prisons sont des établissements
pénitentiaires et de réhabilitation; les traitements cruels, inhumains,
portant atteinte à la dignité des prisonniers où mettant leur santé en
danger y sont interdits et sont répréhensibles pénalement".
Le programme de formation a été mené sous l'égide du
projet de la PNUD de soutien aux services pénitentiaires du sud-Soudan et
il a été co-financé par la PNUD et le Département des Affaires
étrangères et du Commerce international (DFAIT) du Gouvernement
du Canada.
Le projet vise à aider le gouvernement du sud-Soudan
à faire face aux conséquences des plus de 20 ans de guerre civile qui ont
ravagé le pays et ses infrastructures, y compris juridiques.
Le ministre du Travail et des ressources humaines du
sud-Soudan Awut Deng a par ailleurs demandé que le système pénitentiaire
soit réformé, que les droits des détenus soient respectés et que leurs
conditions de vie soient améliorées.
M. Tong a répondu à cela que la réforme des
services pénitentiaires du sud-Soudan était un long processus qui
venait de commencer dans le pays mais il s'est dit "confiant qu'avec
le soutien continu des donateurs, les services
pénitentiaires rempliraient leur mission".