VIENNE, 23 novembre (Xinhua) -- L'ambassadeur
iranien auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA),
Ali-Asghar Soltanieh, a affirmé vendredi à Vienne que le dossier nucléaire
iranien aurait été résolu il y a plusieurs années sans les
condamnations incessantes de Washington, qualifié de fauteur de
troubles dans la crise nucléaire de l'Iran.
M. Soltanieh a indiqué à des journalistes, en marge
d'une réunion du conseil des gouverneurs de l'AIEA, que le dossier
nucléaire iranien avait échoué à être résolu en 2004 et traîne
jusqu'à présent en raison des offensives sans cesse lancées par les
Etats-Unis contre la République islamique.
Washington a accusé l'Iran de tenter de développer
des armes nucléaires sous le couvert d'un programme nucléaire civil, alors
que Téhéran insiste toujours sur le fait que son programme nucléaire
a seulement des fins pacifiques.
L'ambassadeur iranien a par ailleurs souligné que
toute discussion consacrée au programme nucléaire iranien ne doit pas
se doter de conditions et d'offres de stimulation, déclarant : "nous
ne croyons pas les Etats-Unis".
Pour exhorter l'Iran à s'abstenir de ses activités
nucléaires liées à l'enrichissement d'uranium, les cinq pays membres
permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie,
Chine, Grande-Bretagne et France) et l'Allemagne ont proposé à
Vienne une série de mesures, le 1er juin 2006, pour encourager
l'Iran à suspendre son programme nucléraire en échange d'une aide
technique et économique.
La réunion du conseil des gouverneurs de l'AIEA,
composé de 35 pays membres, s'est terminée vendredi, et les discussions
sur un nouveau rapport concernant le dossier nuclaire iranien, soumis le
15 novembre par le chef de l'AIEA Mohamed ElBaradei, étaient au
coeur de cette conférence.
M. ElBaradei a reconnu dans son rapport que
la coopération de l'Iran avec l'agence pour clarifier les questions
en suspens est " suffisante", mais indiqué que le pays n'a toujours
pas suspendu ses activités d'enrichissement d'uranium.