KHARTOUM, 23 novembre (XINHUA) -- Le président
soudanais Omar el-Béchir n'a pas écarté vendredi la possibilité d'une
séparation entre le nord et le sud du Soudan tout en appelant à davantage
d'efforts pour maintenir l'unité du pays, le plus grand d'Afrique.
"La possibilité d'une séparation existe, mais
l'unité peut encore être assurée si un peu plus d'efforts sont faits",
a-t-il déclaré.
M. Béchir a fait ces remarques lors d'une conférence
de presse à l'issue de la conférence générale de trois jours du Parti du
Congrès national (NCP, au pouvoir) à Khartoum.
"Le nombre de personnes favorables à l'unité n'est
pas mince mais quelquefois les séparastistes parlent fort", a dit M.
Béchir, qui est aussi président du NCP.
Il a demandé aux Soudanais du sud et du nord au NCP
comme au SPLM (Mouvement de libération du peuple du Soudan) de conduire
l'opinion publique vers l'unité.
Selon un accord de paix signé en 2005 entre le
gouvernement de Khartoum dirigé par le NPC et le SPLM, ancien groupe
rebelle, un référendum sera organisé dans le sud du Soudan en 2011 pour
décider si la région se séparera du Soudan pour devenir un Etat
indépendant.
Pendant cette période de transition, le pouvoir
politique est partagé essentiellement entre le NCP et le SPLM.
Le 11 octobre, le SPLM a annoncé sa décision de
suspendre la participation de ses ministres au gouvernement central pour
protester contre la "procrastination" caractérisant l'application de
cet accord.
M. Béchir s'est dit confiant que les deux
partenaires surmonteraient l'actuelle crise politique, jugeant que des
problèmes dans l'application de l'accord de paix n'étaient pas
surprenants après 20 ans de combats.
Ces problèmes pouvant selon lui être résolus, il
a refusé toute intervention étrangère.