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GENEVE, 23 novembre (XINHUA) -- En 2006, la teneur
moyenne en dioxyde de carbone (CO2) de l'atmosphère terrestre a atteint
les plus hauts niveaux jamais enregistrés, s'établissant à 381,2
parties par million (ppm), soit 0,53% de plus qu'en 2005, indique
vendredi l'Organisation métérologique mondiale (OMM) en publiant la
nouvelle édition du Bulletin sur les gaz à effet de serre.
Le dioxyde de carbone, le méthane et l'oxyde de
diazote sont les trois gaz à effet de serre les plus abondants dans
l'atmosphère terrestre, après la vapeur d'eau, rappelle l'OMM,
soulignant que les gaz à effet de serre font partie des principales
causes du réchauffement planétaire et des changements climatiques.
En 2006, la concentration de l'oxyde de diazote a
aussi atteit des valeurs records, passant de 319,2 à 320,1 parties par
milliard (ppb), soit une hausse de 0,25%, tandis que la teneur en méthane
de l'atmosphère est restée à peu près stable, à 1,782 ppb,
précise l'OMM.
Selon l'OMM, la hausse de 36% de la teneur en CO2
de l'atmosphère depuis la fin du 18e siècle est imputable en
grande partie aux émissions liées à la combustion de combustibles
fossiles. Environ un tiers des rejets de l'oxyde de diazote dans
l'atmosphère résultent d'activités humaines et les activités humaines,
notamment l'exploitation des combustibles fossiles, la riziculture, la combustion
de la biomasse, la mise en décharge et l'élevage de ruminants, sont
à l'origine d'environ 60% du méthane atmosphérique, les 40% restant
étaitant imputables à des processus naturels tels que ceux liés aux zones humides
et aux termites. |