VIENNE, 22 novembre
(XINHUA) -- Mohamed ElBaradei, directeur général de l'Agence
internationale de l'énergie atomique (AIEA), a appelé jeudi, de nouveau,
l'Iran à suspendre ses activités nucléaires afin de résoudre le plus
rapidement possible la crise du nucléaire iranien.

(Photo: Xinhua)
Le nouveau rapport de M. ElBaradei sur la crise du
nucléaire iranien est le principal sujet de la réunion du conseil des
gouverneurs des 35 pays membres de l'AIEA, qui a lieu les 22 et
23 novembre, et où le point est mis sur le nucléaire dans la
péninsule coréenne et en Iran.
(Photo: Xinhua)
M. ElBaradei a déclaré dans son discours d'ouverture
que le plus tôt les négociations entre l'Iran et les six parties
-Etats- Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne-
reprendraient, plus optimiste sera la perspective de réduction de la
crise du nucléaire iranien.
Il s'est félicité d'une "meilleure coopération" de
Téhéran avec l'agence pour clarifier les questions en suspens concernant
son programme nucléaire, et a appelé l'Iran à rendre la coopération
"plus active" et "rapide" à l'avenir.
S'adressant aux journalistes lors de la conférence,
Ali Asghar Soltanieh, ambassadeur d'Iran auprès de l'AIEA, a déclaré que
les sanctions proposées par les pays occidentaux à l'encontre de son
pays pourraient aboutir à une "fin négative".
D'après le plan d'action mis en place par Téhéran et
l'AIEA le 21 août, l'Iran accepte de soumettre des informations sensibles
à l'agence et de répondre aux questions liées au dossier du
nucléaire.
M. ElBaradei a remis son nouveau rapport sur le
nucléaire iranien au conseil des gouverneurs, qui reconnait que la
coopération de l'Iran avec l'agence pour clarifier les questions en
suspens est "suffisante", alors que les Etats-Unis, la Grande- Bretagne et
l'Allemagne ne cessent de répéter que l'Iran n'a pas suspendu ses
activités d'enrichissement d'uranium comme le lui demandait la résolution
du Conseil de sécurité des Nations Unies.