NIAMEY, 20 novembre (XINHUA) -- Un atelier sous
régional sur la lutte contre la désertification et la dégradation des
terres, regroupant cinq pays, s'est ouvert mardi à Niamey, capitale du
Niger.
Cet atelier qui durera quatre jours, vise à évaluer
les tendances d'évolution de la dégradation des terres, la diversité
biologique et l'impact du changement climatique sur la diversité
biologique de la dégradation des terres.
Le représentant du ministère nigérien de
l'Environnement et de la Lutte contre la désertification, Billa Maina, qui
présidait l'ouverture de cet atelier, a souligné la nécessité pour les
pays du Sahel de disposer d'indicateurs pour la dégradation des terres
et pour la prise des décisions et ceci en raison des facteurs
climatiques et démographiques.
"Ces dernières années, nos population sous
régionales connaissent une forte croissance, ce qui a des impacts sur la
couverture végétale de nos pays. C'est pour cela que le présent
atelier doit reposer sur l'analyse des données disponibles dans nos
pays, afin de pouvoir améliorer les structurations nécessaires en ce qui
concerne la prise de décision pour la dégradation des sols de la sous
région", a déclaré M. Maina.
Il a par ailleurs affirmé que "les principaux
résultats attendus à l'issue de cet atelier sont l'analyse des donnés
structurées, la définition du produit des indicateurs afin d'évaluer
les tendances d'évolution des dégradations des sols et de l'impact des
changements climatiques sur la diversité biologique de la dégradation des
terres et l'attribution du rôle d'activité aux principaux membres de cet
atelier.
Pour sa part, le représentant de l'observatoire du
Sahel et du Sahara (OSS) Boubacar Issifou a, dans son discours, souligné
la pertinence du choix de Niamey pour cet atelier qu'il estime "bien
fondé, parce que le Niger a déployé des efforts en ce qui concerne le
développement de l'OSS".
"La sous région sahélienne est la plus touchée par
le phénomène de sécheresse et de dégradation de sols, et par là, la
plus au monde vulnérable aux effets néfastes des changements
climatique", a affirmé M. Issifou.
"Nous sommes censés prendre conscience des enjeux de
ces changements et encourager les chercheurs à saisir toutes les
opportunités pour développer les démarches scientifiques", a-t-il
encore indiqué.
Selon lui, cette rencontre est l'une des
opportunités qui permettra d'organiser des actions complémentaires et
collectives menées à differentes échelles pour cette lutte de dégradation
des sols, de la sécheresse et de la désertification.
Cet atelier co-organisé par l'OSS, regroupe
le Niger, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et le Tchad.