DAKAR, 20 novembre (XINHUA) -- Les journées de
concertation sur le retour des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali
et le règlement du passif humanitaire ont commencé mardi à Nouakchott
sous la supervision du chef de l'Etat mauritanien, Sidi Mohamed Ould
Cheikh Abdellahi, a-t-on appris de sources en provenance de
Nouakchott.
Un conflit inter-ethnique, pendant la période de
1989 à 1991, avait provoqué l'expulsion de milliers de Négro-Mauritaniens
vers le Sénégal et le Mali, rappelle l'Agence de presse africaine.
La rencontre se déroule en présence du gouvernement,
du représentant du Haut Commissariat des Nations Unies pour les
réfugiés (HCR), des présidents des chambres parlementaires, des
partis politiques, du corps diplomatique, de la société civile et
d'ONG internationales, indique-t-on de même source.
Elle devrait permettre de sensibiliser l'opinion et
discuter des mesures organisationnelles pour le retour, dans leur pays
d'origine, d'environ 24.000 Mauritaniens restés pendant 17 ans en
territoire sénégalais et malien après un exode forcé en 1989.
"Il s'agit d'une étape décisive sur la voie de la
mise en application d'un engagement que j'avais donné lors de ma campagne
électorale de la présidentielle, et que j'ai réaffirmé à travers la
lettre de mission que j'ai adressée au Premier ministre", a indiqué le
président mauritanien dans son discours d'ouverture.
Il a ajouté que l'objectif ultime de
ces journées est de faire revenir dans leur pays "nos compatriotes, dans la
dignité, et de régler le passif humanitaire", considérant que cela
ne manquera pas de consolider l'unité nationale, dans l'égalité, la
justice et conformément aux préceptes de la religion.