PARIS, 16 novembre (XINHUA) -- Le ministère français
des Affaires étrangères a affirmé vendredi, après la publication
d'un rapport de l'Agence internatinale de l'énergie atomique (AIEA)
sur le dossier nucélaire iranien, que des "incertitudes importantes
demeurent, voire augmentent" en ce qui concerne l'existence de
centrifugeuses de nouvelle génération en Iran.
"La France a pris note du rapport du directeur
général de l'AIEA", et encourage l'Agence à poursuivre les efforts afin de
" faire toute la lumière sur les activités nucléaires passées et
présentes de l'Iran", a affirmé la porte-parole du ministère,
Pascale Andréani.
"Le rapport de l'AIEA montre que l'Iran, sous la
pression de la communauté internationale, a apporté de nouveaux éléments de
réponse aux questions de l'AIEA mais que ces réponses demeurent
partielles. Des incertitudes importantes demeurent, voire
augmentent, en ce qui concerne l'existence de centrifugeuses de
nouvelle génération, inconnues jusqu'ici et auxquelles l'AIEA n'a
pas eu accès", a-t-elle noté.
La France demande à Téhéran de répondre de "manière
claire, complète et exacte" aux questions sur ses activités nucléaires
passées et présentes, "de façon active, et non seulement
réactive". Elle demande aux Iraniens de suspendre leurs activités
nucléaires sensibles, afin de rassurer enfin la communauté internationale
et créer "un contexte positif qui permettrait l'ouverture des
négociations que nous appelons de nos voeux", selon Mme Andréani.
"Notre préférence, comme nous le rappelons
constamment, va au dialogue et à la négociation pour résoudre le problème
nucléaire iranien", a indiqué la diplomate française, notant
néanmoins qu'un troisième projet de résolution de sanctions pourrait
être soumis au vote du Conseil de sécurité des Nations unies.
Elle a également rappelé que le Conseil de
l'Union européenne avait lancé le 15 octobre dernier l'examen de mesures
de sanctions additionnelles contre l'Iran, qui pourraient être adoptées
dans le cadre européen.