WASHINGTON, 16 novembre (XINHUA) -- La capacité
d'absorber le carbone dans l'atmosphère de certaines terres du sud des
Etats- Unis a été affaiblie par le passage de l'ouragan Katrina, qui a
causé la mort et des dégâts structurels à quelque 320 millions gros
arbres de la région, a-t-on appris d'une nouvelle étude rendue publique
jeudi.
Analysant des données satellitaires fournies par
l'Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace
(NASA), une équipe de biologistes de l'université Tulane de la Nouvelle
Orléans a mené une évaluation des pertes engendrées par Katrina sur
les arbres d'une forêt de Gulf Coast. Les résultats de l'étude seront
publiés par la revue Science qui paraîtra le 16 novembre.
Katrina a frappé en août 2005 environ 2,5 millions
d'ha de forêts au Mississipi, en Louisiane et en Alabama.
Le passage de l'ouragan a affaibli le rôle joué par
les forêts dans le stockage du carbone de l'atmosphère, du fait que la
végétation morte, qui a pourri, est redevenue du carbone émis
dans l'atmosphère, ont expliqué les chercheurs.
"Le volume de carbone émis au cours de la
décomposition des arbres équivaut au total du carbone absorbé par toutes
les forêts américaines en un an, et cela résulte d'une seule tempête", a
affirmé Jeffrey Chambers, chef du groupe d'étude.
Dans leurs rapports, les biologistes
supposent que si le réchauffement climatique entraîne davantage
d'événements radicaux et des tempêtes plus intenses, les dégâts faits
aux forêts aboutiront à la hausse du niveau du dioxyde de
carbone dans l'atmosphère, ce qui revient à un cercle vicieux.