NEW YORK (Nations Unies),
14 novembre (XINHUA) -- L'Assemblée générale des Nations Unies a conclu
mercredi son débat de trois jours sur la réforme du Conseil de sécurité,
durant lequel les Etats membres, selon le président de l'Assemblée Srgjan
Kerim, ont réaffirmé leur engagement "très clair"à tenir des "négociations
intergouvernementales".
Lors de la session de clôture, Srgjan Kerim a
rappelé que l' Assemblée était saisie à ce stade de trois propositions sur
l' élargissement de la composition du Conseil de sécurité.
Le G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) veut un
Conseil à 25 membres, grâce à la création de six nouveaux sièges
permanents sans droit de veto pendant 15 ans au moins, et de quatre
nouveaux sièges non permanents.
Le Groupe "Unis pour le consensus" prône un Conseil
composé des cinq membres permanents et de 20 membres non permanents élus
pour un mandat de deux ans sur la base d'une rotation sous-régionale
équitable.
Le Groupe des Etats d'Afrique revendique le maintien
du droit de veto pour un Conseil de 26 membres, dont deux sièges permanents
et cinq sièges non permanents lui reviendraient.
En plus de ces trois groupes, celui dit des "Small
Five" défend des propositions portant exclusivement sur l'amélioration des
méthodes de travail du Conseil.
Pour surmonter l'impasse, les cinq Facilitateurs
nommés en février 2007 ont proposé aux Etats Membres de s'entendre sur des
" arrangements intérimaires" qui seraient un compromis entre les
différentes options, incluant une clause d'examen, indique un
communiqué de l'ONU.
Pour revenir à la marche à suivre, le Groupe de
travail à composition non limitée s'est vu chargé de mener des
consultations sur le cadre et les modalités des négociations
intergouvernementales. Il aura ensuite à identifier les éléments et
les concepts permettant aux Etats membres de parvenir à un accord général
sur la composition et les méthodes de travail du Conseil.
Dans ce contexte, il est entendu que les Etats
devront s' abstenir de toute initiative susceptible de freiner l'élan
actuel et de compromettre le consensus sur la nécessité de poursuivre le
processus avec pour objectif de parvenir à "des résultats
orientés vers des solutions".
Le processus doit également tenir compte des
intérêts et des préoccupations de toutes les parties, notamment celles qui
sont sous-représentées au sein du Conseil.