STRASBOURG (France), 13
novembre (XINHUA) -- Le président français Nicolas Sarkozy a prononcé,
mardi à Strasbourg, un discours devant les députés du Parlement européen,
dans lequel il estime nécessaire de prendre la construction européenne
pour les peuples européens.
(Photo: Xinhua/Reuters)
Lors d'une séance solennelle que le Parlement
européen a spécialement tenue pour lui, M. Sarkozy a indiqué que la
construction européenne est "l'expression d'une volonté commune des
peuples de l'Europe" et qu'"il faut prendre la construction européenne
pour ce qu'elle est pour les peuples de toute Europe".
Malgré les obstacles apparemment insurmontables et
les difficultés innombrables apparues depuis la création de l'Union
européenne en 1957, l'unité de l'Europe s'est forgée pas à pas, a
dit le président français.
Il a réitéré l'engagement de la France envers
l'Europe, en expliquant que le "non" de la France à la Constitution
européenne en 2005 n'était pas pour le peuple français l'expression d'un
refus de l'Europe mais l'expression d'une plus grande exigence à son
regard.
Selon M. Sarkozy, si l'Europe a pu sortir du blocage
où l'avait plongée l'échec du projet de Constitution européenne, ce sont
les chefs d'Etat et de gouvernement européens qui ont pris une
décision politique à leur sommet de Bruxelles en juin dernier, en
aboutissant à un accord sur le traité simplifié remplaçant le projet
de Constitution européenne.
Le traité simplifié résout la crise
institutitonnelle, dans ce cas-là, M. Sarkozy a souligné qu'"il faut
pouvoir discuter des finalités et des objectifs de l'Europe. Il a aussi
réitéré sa proposition de créer un comité des sages pour bien réfléchir à
l'avenir de l'Europe.
Le président français a effectué mardi une visite au
Parlement européen, lors de laquelle il a également tenu des entretiens
avec le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering et
d'autres responsables de l'institution.
La visite de M. Sarkozy intervient au moment de la
tenue par le Parlement européen de sa session plénière mensuelle de quatre
jours à Strasbourg. Dans les deux premiers jours de la session
qui s'est ouverte lundi, les eurodéputés ont principalement discuté
de l'intégration de l'aviation dans le système d'échange de quotas
d'émissions de l'UE et du programme de travail de la Commission
européenne pour 2008.
Au cours des débats des deux prochains jours, les
eurodéputés aborderont surtout l'économie et la mondialisation, la libre
circulation des citoyens au sein de l'UE, ainsi que la situaiton au
Pakistan et les élections au Kosovo.