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Irak : le mouvement Sadr demande la dissolution du Parlement pour  de nouvelles élections législatives
  2007-11-13 18:57:49  

     BAGDAD, 13 novembre (XINHUA) -- Le mouvement chiite du chef  radical Moqtada al-Sadr a demandé mardi la dissolution du  Parlement irakien pour tenir de nouvelles élections, a indiqué son porte-parole. 

     "Ce Parlement est un obstacle à la démocratie, s'il va dans ce  sens, je demande au président Jalal Talabani de dissoudre le  Parlement et d'organiser de nouvelles élections", a déclaré Baha'  al-Aaraji aux journalistes. 

     "Ce Parlement est une source d'inquiétude pour le peuple  irakien, puisque les différends interconfessionnels sont clairs  parmi les membres du Parlement", a souligné le porte-parole, dont  le bloc détient 32 des 275 sièges du Parlement. 

     Selon M. al-Aaraji qui dirige le comité judiciaire dans le  Parlement, les différends parmi les législateurs ont retardé les  projets de lois importants dont le peuple irakien avait besoin. 

     "La loi sur le pétrole avait des points négatifs mais servait  le peuple dans ses grandes lignes. Cependant, certains groupes  parlementaires ont décidé de rejeter ces projets de lois sans en  discuter", a-t-il expliqué. 

     M. Aaraji a réitéré la demande précédente de son bloc pour  dissoudre le Parlement après l'adoption d'une nouvelle loi  électorale qui "conduirait le processus politique sur la bonne  voie". 

     En avril, le mouvement anti-américain a retiré ses six  ministres du cabinet du Premier ministre Nuroi al-Maliki, lui  demandant d'imposer un calendrier de retrait des troupes  américaines d'Irak. 

     En novembre dernier, le mouvement avait annoncé la suspension  de leur rôle au Parlement et au gouvernement en signe de  protestation contre la rencontre de M. al-Maliki avec le président américain George W. Bush bien qu'il soit retourné à la scène  politique irakienne quelques mois plus tard.