BAGDAD, 13 novembre (XINHUA) -- Le mouvement chiite
du chef radical Moqtada al-Sadr a demandé mardi la dissolution du
Parlement irakien pour tenir de nouvelles élections, a indiqué
son porte-parole.
"Ce Parlement est un obstacle à la démocratie, s'il
va dans ce sens, je demande au président Jalal Talabani de dissoudre le
Parlement et d'organiser de nouvelles élections", a déclaré Baha'
al-Aaraji aux journalistes.
"Ce Parlement est une source d'inquiétude pour le
peuple irakien, puisque les différends interconfessionnels sont clairs
parmi les membres du Parlement", a souligné le porte-parole, dont le
bloc détient 32 des 275 sièges du Parlement.
Selon M. al-Aaraji qui dirige le comité judiciaire
dans le Parlement, les différends parmi les législateurs ont retardé les
projets de lois importants dont le peuple irakien avait besoin.
"La loi sur le pétrole avait des points négatifs
mais servait le peuple dans ses grandes lignes. Cependant, certains
groupes parlementaires ont décidé de rejeter ces projets de lois sans en
discuter", a-t-il expliqué.
M. Aaraji a réitéré la demande précédente de son
bloc pour dissoudre le Parlement après l'adoption d'une nouvelle loi
électorale qui "conduirait le processus politique sur la bonne
voie".
En avril, le mouvement anti-américain a retiré ses
six ministres du cabinet du Premier ministre Nuroi al-Maliki, lui
demandant d'imposer un calendrier de retrait des troupes américaines
d'Irak.
En novembre dernier, le mouvement avait annoncé
la suspension de leur rôle au Parlement et au gouvernement en signe
de protestation contre la rencontre de M. al-Maliki avec
le président américain George W. Bush bien qu'il soit retourné à la
scène politique irakienne quelques mois plus tard.