NEW YORK (Nations unies), 12 novembre (XINHUA) --
Dans son dernier rapport sur la situation en Somalie publié mardi à New
York, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a exprimé sa
préoccupation face à la persistance des tensions et de la
violence dans le pays, en affirmant que certaines mesures prises sur le
plan local et international devraient pouvoir contribuer à une
stabilisation de la situation.
Rappelant que l'objectif de l'ONU dans ce pays était
double - un politique destiné à encourager le dialogue à l'intérieur du
gouvernement fédéral de transition et avec les mouvements
d'opposition présents dans le pays et à l'étranger, l'autre
sécuritaire visant à renforcer les capacités militaires de la
Mission de l'Union africaine de manière à permettre le retrait
des forces étrangères de Somalie, M. Ban a indiqué que l'ONU avait
créé à cette fin un groupe spécial interdépartemental et
inter- agences chargé de réfléchir sur ces questions.
Il a invité les institutions fédérales de transition
à mettre en oeuvre sans tarder les recommandations du congrès, notamment
l'élaboration d'une feuille de route concernant le processus
constitutionnel, la préparation des opérations de recensement et
l'organisation d'élections, prévues en 2009.
Le secrétaire général a par ailleurs vivement
dénoncé les attaques perpétrées contre les forces de la Mission de l'UA et
les locaux de l'ONU à Mogadiscio, et a invité la communauté
internationale à réfléchir sur la possibilité de constituer, outre la
Mission de l'UA et une éventuelle force de maintien de la paix de l'ONU,
une coalition des braves - une force multinationale qui serait également
déployée en Somalie.
Réaffirmant la détermination de l'Organisation de
continuer à satisfaire les importants besoins humanitaires des populations
somaliennes, le secrétaire général a également exhorté les voisins de
la Somalie à respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté de ce
pays.
Par ailleurs, un communiqué du Bureau
de coordination des affaires humanitaires de l'ONU publié aujourd'hui
indique que, rien que la semaine dernière, 24.000 personnes
supplémentaires ont fui Mogadiscio en raison des accrochages qui y ont opposé
des insurgés et les troupes gouvernementales, portant à plus de
110. 000 le nombre d'habitants qui ont quitté cette ville depuis le
dernier week-end d'octobre. Le communiqué précise également que plusieurs
dizaines de civils ont été tués ou blessés pendant cette période.