RIO DE JANEIRO, 12 novembre (XINHUA) -- Le président
brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a souligné lundi la nécessité de
parvenir à un accord sur l'agriculture lors des négociations du
cycle de Doha, appelant les pays développés à contribuer davantage à
ces négociations commerciales mondiales.
Lors d'une conversation téléphonique avec le Premier
ministre britannique, Gordon Brown, le chef de l'Etat brésilien a indiqué
que des concessions doivent être faites selon la capacité de chaque
pays et que les pays développés ont à contribuer plus que ceux en voie de
développement (PVD), a révélé le ministre brésilien des Affaires
étrangères, Celso Amorim.
Au lieu de bloquer les négociations du cycle de Doha
dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le
gouvernement brésilien s'attend à des négociations, a affirmé M.
Amorim.
Les PVD du G20 se réuniront mercredi à Genève pour
discuter des propositions concernant les changements tarifaires sur les
produits agricoles et industriels, qui constituent le principal
obstacle aux négociations du cycle de Doha.
La réunion pourrait aboutir à un résultat "ambitieux
et équilibré", a prévu le ministre.
Les négociations du cycle de Doha, lancées en 2001,
visent à réduire les barrières dans le commerce mondial et à aider le
développement des pays pauvres. Or, les négociations ont été
interrompues en raison de grands différends entre les principaux
membres de l'OMC sur l'accès aux marchés agricole, commercial et
industriel.
Les PVD exigent que les Etats-Unis suppriment leurs
subventions agricoles, tandis que Washington et l'Union européenne leur
demandent de supprimer leurs tarifs douaniers sur les produits
industriels.
M. Lula a indiqué en octobre que les PVD
ne sacrifieront pas l'industrie en faveur du développement agricole car
cela risque de ne rien leur faire gagner.