ISLAMABAD, 9 novembre (XINHUA) -- L'ancien Premier
ministre et présidente du Parti du peuple du Pakistan (PPP), Benazir
Bhutto, a déclaré vendredi à Islamabad qu'elle avait discuté avec le
gouvernement non pas de pouvoir mais de rétablissement de la
vraie démocratie dans le pays.
S'exprimant avec un haut-parleur à l'extérieur de sa
résidence dans la capitale pakistanaise, Mme Bhutto a annoncé qu'après la
région tribale du Waziristan, les extrémistes avaient atteint la
magnifique vallée du Swat et occupaient désormais village après
village.
Dans son discours, elle a réitéré qu'elle était de
retour et prête à faire n'importe quel sacrifice pour la démocratie.
Elle a souligné que son parti, le PPP, a pour
politique de fournir des services à tous les Pakistanais, notamment
l'éducation, la santé, l'électricité et le gaz.
Elle a également fait savoir que le gouvernement de
Pervez Musharraf avait paralysé les activités quotidiennes pour empêcher
son rassemblement public d'avoir lieu, toutes les voies principales
menant à Rawalpindi (nord-ouest du pays) ayant été bloquées, et un grand
nombre de membres du PPP arrêtés.
De son côté, le ministre pakistanais des Chemins de
fer, Cheikh Rashid Ahmad, a déclaré vendredi que le gouvernement avait
demandé à Mme Bhutto de rester à son domicile et de ne pas organiser ce
rassemblement, uniquement pour sa protection étant donné les menaces
terroristes qui pèsent sur la leader de l'opposition.
Les partisans de Mme Bhutto envisageaient en effet
d'organiser un rassemblement à Rawalpindi contre l'état d'urgence instauré
samedi dernier par le président Pervez Musharraf.
Mais pour empêcher le rassemblement politique, le
gouvernement a déployé plus de 6 000 officiers de police dans cette ville
située au sud d'Islamabad.
Le PPP a accusé la police d'avoir arrêté plus de 5
000 de ses partisans depuis mercredi pour empêcher la tenue du
rassemblement.