DAKAR, 8 novembre (XINHUA) -- Près de cinq millions
d'enfants meurent chaque année avant l'âge de cinq ans en Afrique
subsaharienne et 25% de ces enfants sont des nouveaux-nés, a révélé
la directrice régionale adjointe d l'Unicef pour L'Afrique de l'Ouest et
du Centre, Barbara Beintein au cours du 4e Congrès de l'Association des
pédiatres d'Afrique noire francophone, citée jeudi par la presse
locale.
"C'est la région qui connaît le plus fort taux de
mortalité infantile au monde et en même temps, c'est la région qui
enregistre depuis 1990 les progrès les plus faibles", a-t-elle
souligné.
Durant les quinze dernières années, l'Afrique n'a
connu qu'une "faible réduction" de 3%, a précisé la représentante de
l'Unicef qui a ajouté que "si de sérieux progrès ne sont pas faits avec le
passage à l'échelle des interventions, l'Afrique n'atteindra pas les
Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) relatifs à la
santé.
Cela concerne notamment l'OMD4 qui prévoit de
réduire des deux tiers la mortalité des enfants de moins de cinq ans de
2/3 d'ici 2015.
La représentante de l'Unicef a relancé l'appel aux
pédiatres afin que leur présence lors de l'accouchement, auprès des sages
femmes, puisse assurer non seulement la survie de la mamam mais
aussi du nouveau-né.
En outre, les enfants de la région ne sont pas
systématiquement vaccinés contre des maladies comme la rougeole, la
tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos et la poliomyélite,
bien que des progrès significatifs aient été faits ces dernières
années.
La sous-nutrition, le problème de l'accès
à l'eau potable et aux structures sanitaires du fait de
l'impraticabilité des routes dans certaines régions, le manque d'hygiène entre
autres restent aussi des déterminants importants dans ce fort taux
de décès d'enfants en Afrique.