ALGER, 8 novembre (XINHUA) -- Près de deux millions
d'Algériens nécessitent une prise en charge psychiatrique, selon le
professeur N. Sartorius, éminent épidémiologiste psychiatrique, cité jeudi
par l'agence officielle APS.
La prise en charge des malades sera complexe et
difficile, en raison de "l'insuffisance des ressources (hospitalières
psychiatriques)", a-t-il reconnu.
Selon le professeur, avec une bonne prise en charge,
un tiers des malades guérissent complètement et un tiers guérissent mais
avec un traitement à vie.
"Il est faux de croire que les malades mentaux sont
irrémédiables et que investir dans la santé mentale est un
gaspillage de l'argent", a-t-il fait remarquer.
Il a souligné l'impératif de mettre en place
des systèmes de santé adéquats qui correspondent à la réalité de la
carte épidémiologique du pays.