GENEVE, 8 novembre (XINHUA) -- La Haut Commissaire
des Nations unies pour les droits de l'homme, Louise Arbour, s'est
déclarée jeudi préoccupée par l'état d'urgence imposée en Géorgie.
Mme Arbour s'est dite "particulièrement préoccupée
par les informations concernant le recours disproportionné à la force,
notamment contre le procureur général de la Géorgie, la détention de
dirigeants de l'opposition et les coups infligés aux manifestants",
indique un communiqué publié à Genève.
"Les raids contre les stations de télévision
indépendantes par les forces spéciales pour les empêcher d'émettre" sont
aussi une source d'inquiétude, lit-on dans le communiqué.
La Géorgie est partie au Pacte international relatif
aux droits civils et politiques qui stipule que les droits
fondamentaux, tels que le droit à la vie, la prohibition des
détentions arbitraires, la torture et les traitements cruels,
inhumains et dégradants, ne peuvent être suspendus même en situation
d'urgence, rappelle le communiqué.
La Haut Commissaire insiste sur le fait que "toute
restriction des droits doit être proportionnée et limitée dans le temps",
cite la même source.
Le président géorgien Saakashvili avait
déclaré mercredi l'état d'urgence, suite à cinq jours de manifestations
réclamant des élections parlementaires.