NEW YORK (Nations Unies), 7 novembre (XINHUA) -- Une
récente enquête du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA),
menée avec d'autres partenaires, montre la prévalence de la violence
sexuelle à l'encontre des femmes au Liberia au cours du dernier conflit
dans le pays, mais aussi la nécessité pressante d'offrir des services de
santé reproductive.
L'enquête a été réalisée auprès de 907 femmes dans
36 villages du comté Lofa, dans le nord du Liberia.
"Plus de la moitié des femmes du comté Lofa ont
rapporté au moins un épisode de violence sexuelle au cours du plus récent
conflit (1999-2003), alors que près de 90% ont rapporté au moins un
incident de violence physique", indique un communiqué de l'UNFPA publié à
New York.
Par ailleurs, les résultats de l'enquête font état
d'un difficile accès aux services de santé reproductive. Au cours du
dernier conflit (1999-2003), presque la moitié des accouchements ont
eu lieu sans l'assistance d'une personne ayant des connaissances
médicales.
Par ailleurs, plus de 75% des dernières naissances
ont donné lieu à des complications pendant la grossesse, indique le
document, qui rapporte que moins de 15% des femmes ont une connaissance
globale sur la prévention et la transmission du VIH/SIDA. Le taux de
contraception de 6.8% reste inchangé depuis 1986.
L'enquête suggère que la probabilité que d'autres
comtés du pays présentent les mêmes caractéristiques que celui de Lofa est
élevée, dit le communiqué.
En conséquence, l'UNFPA a souligné la nécessité de
répondre aux besoins relatifs à la santé reproductive, en particulier dans
la période postérieure au conflit, et en particulier lorsque l'aide
humanitaire a cessé.
L'agence a également insisté sur
l'importance d'offrir ces services de santé aux réfugiées et a proposé une liste
de recommandations pour améliorer la santé reproductive des femmes
dans la région.