DAKAR, 2 novembre (XINHUA) -- L'Afrique
subsaharienne devrait atteindre un taux de croissance de l'ordre de 6 % en
2007 et 6,8 % en 2008, porté notamment par les pays exportateurs de
pétrole, a annoncé vendredi à Dakar Benedicte Vibe Christensen du
département Afrique du Fonds monétaire international (FMI).
"Nous prévoyons une croissance de 6% en 2007 et 6,8%
en 2008", a indiqué Mme Christensen lors de la présentation d'un rapport
sur les perspectives économiques régionales de l'Afrique
subsaharienne.
Pour ce qui est du taux d'inflation, il devrait
s'établir à l'exception du Zimbabwe à 7,5 % en 2007 et à 6,8 % en 2008,
a-t- elle ajouté, précisant que la région a enregistré "le taux de
croissance le plus élevé et le taux d'inflation le plus faible
depuis 30 ans".
Elle a expliqué ces perspectives qualifiées de
"favorables" par la hausse de l'investissement et "l'amélioration des
termes de l'échange", ainsi que celle de la gestion des recettes publiques
et de la bonne gouvernance.
Cette situation générale présente des disparités
entre les producteurs de pétrole et les autres.
C'est ainsi que dans les pays exportateurs de
pétrole comme l'Angola et la Guinée équatoriale, la croissance devrait
être portée à 7,5 % en 2007.
Le Sénégal devrait, pour sa part, atteindre un taux
de croissance économique de 5 % pour l'année 2007 et 5,7 % pour
2008.
Ces perspectives régionales de l'Afrique
subsaharienne ont aussi pour base la stabilité, consécutive à la "baisse
du nombre de conflits".
Les exportateurs de pétrole épargnent davantage et
ont amélioré leurs politiques, a poursuivi l'agent du FMI, selon qui les
réformes ayant trait à la gestion macro-économique et à la fin du
surendettement "commencent à porter leur fruit".
A ce propos, il a indiqué que la dette
extérieure de l'Afrique de l'Ouest devrait être ramenée à 11 % en 2007, soit le
plus bas niveau depuis quelques années.