NAIROBI, 29 octobre (XINHUA) -- Les experts des
Nations-Unies du contre-terrorisme ont rencontré lundi à Nairobi plus de
70 organisations internationales et agences onusiennes pour examiner
comment les pays peuvent améliorer la sécurité à leurs frontières
contre les terroristes et comment l'ONU peut les y aider.
La réunion de trois jours du Comité de
contre-terrorisme (CTC), composé de 15 pays membres, portera
essentiellement sur les questions telles que comment empêcher le mouvement
transfrontalier des terroristes, soutenir la capacité des pays à détecter
les cargaisons d'armes illicites et empêcher les abus dans le domaine
des systèmes des réfugiés et des demandeurs d'asile.
L'ambassadeur Ricardo Alberto Arias, actuel
président du CTC, a déclaré lors de l'ouverture de la réunion que la
mobilité des terroristes implique qu'il est vital pour l'ONU de travailler
étroitement avec les organisations internationales, régionales et
sous-régionales, afin de combattre ce fléau.
La réunion, dont le thème est "Prévention des
mouvements terroristes et sécurité efficace des frontières" comprend des
sessions individuelles, qui porteront sur la sécurité aérienne,
maritime, la sécurité des cargos et l'application des lois.
Le CTC a été créé par le Conseil de sécurité de
l'ONU suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York et
Washington.
Il a pour mission de surveiller l'application d'une
résolution qui date de cet événement et qui appelle les Etats-membres de
l'ONU à prendre des mesures pour renforcer leur capacité dans le
domaine de la lutte contre le terrorisme.
D'après la résolution 1373, les pays sont obligés
de refuser aux terroristes toute forme de soutien financier, de refuge,
et de moyens de subsistance; de partager les informations avec
les autres gouvernements sur tout groupe exerçant ou envisagent
des actes terroristes; et de coopérer avec les autres gouvernements
dans les enquêtes, la détection, l'arrestation et la poursuite
des personnes impliquées dans de tels actes.