ANKARA, 27 octobre (XINHUA) -- La délégation
irakienne de haut niveau a achevé samedi sa visite de deux jours en
Turquie, sans conclure aucun accord avec les autorités turques sur la
question du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), accusé par Ankara
de se servir de ses camps dans le nord de l'Irak comme des bases
arrières pour ses opérations en Turquie.
Lors des négociations déroulées vendredi soir à
Ankara, les autorités turques ont rejeté les propositions offertes par le
ministre irakien de la Défense, Abdel Qader Mohammed Jassim. Ankara
estimait que ces propositions étaient "insuffisantes" et nécessitaient
"une longue période pour être mises en oeuvre".
Le 17 octobre, le Parlement turc a autorisé l'armée
à déclencher une opération militaire en Irak pour lutter contre les
rebelles du PKK. La délégation irakienne, conduite par son ministre
de la Défense, est arrivée jeudi soir à Ankara pour tenter de persuader
les autorités turques d'éviter une incursion dans le nord de l'Irak.
Selon les médias locaux, la Turquie ont déployé
envrion 100.000 militaires le long de sa frontière avec l'Irak pour
prévenir toute attaque transfronalière par les rebelles du PKK depuis
l'Irak.
Ankara avait demandé à Bagdad de remettre les
membres du PKK recherchés, qui se trouveraient dans le nord de l'Irak, et
de fermer leurs camps installés sur le territoire irakien.
Cependant, le gouvernement central irakien n'a
pas de vrai controle de la région du nord, alors que le gouvernement
irakien du Kurdistan, dirigé par Massoud Barzani, a affirmé n'a
aucun contrôle du PKK, qui mène depuis 1984 une lutte armée contre
le gouvernement d'Ankara visant à créer un Etat du Kurdistan dans
le sud-est de la Turquie.