COTONOU, 18 octobrer (XINHUA) --"Les Béninois
adoptent un mode de vie caractérisé par des habitudes alimentaires
dangereuses pour leur santé", selon le professeur Benjamin Fayomi, agrégé
de médecine de santé, directeur de l'Institut des sciences
appliquées de l'Université d'Abomey Calavi au Bénin.
Les populations béninoises s'adonnent à une
alimentation fournissant d'énormes quantités d'énergies, sources de
maladies cardiovasculaires, soutient le chercheur, citant pêle-mêle :
biscuits, boissons hyper sucrées,jus de fruits qui ne sont en
réalité que des mélanges de sucre et de colorants.
Les déclarations du professeur Fayomi confirment une
étude sur les facteurs de risques des maladies cardiovasculaires réalisée
en 2006 à Cotonou et ses environs par des doctorants de l'Université
d'Abomey Calavi, révélant que l'hypertension, l'obésité et un faible
taux de bon cholestérol étaient des facteurs métaboliques de risques les
plus fréquents au sein des populations béninoises.
L'étude révèle que 17 à 21% d'hommes souffrent
d'hypertension contre 15 à 21% chez les femmes du fait de l'alimentation.
Le faible taux de bon cholestérol est de 17% pour les hommes et de
34% pour les femmes.
L'obésité est incomparablement plus répandue chez
les femmes que chez les hommes : 22% contre 5%, selon la même étude qui
relève en outre la coexistence au sein de la même population de
l'obésité et de la maigreur. Ce qui refléterait bien la malnutrition
par carence et la malnutrition par surcharge, selon les doctorants.
Ces malnutritions ont d'énormes conséquences
sur la santé, en terme de mortalité, de morbidité accrues,
de développement physique et intellectuel altéré, de capacités d'apprentissage
et de compétence diminuées et de beaucoup d'autres
effets intergénérationnels, affirme le directeur de cabinet du ministre béninois de la
Santé, le docteur Moussa Yarou.