WASHINGTON, 11 octobre (XINHUA) -- La Corée du Sud a
demandé à la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice de se rendre à
Pyongyang en guise de "mesure politique incitative" pour un
accord international demandant à la République populaire démocratique de
Corée (RPDC) de désactiver ses installations nucléaires, a rapporté
jeudi le Washington Times.
"Sur la base de ce qui a été obtenu sur le terrain,
le moment est indiqué pour Condi Rice de tenter de se rendre en Corée du
Nord (DPRK)", a estimé l'ambassadeur de Corée du Sud à Washington
Lee Tae-sik dans une interview exclusive, mercredi, accordé au
journal.
M. Lee fait là référence à l'accord conclu ce
mois-ci lors des pourparlers à six à Beijing, en Chine, et par lequel
Pyongyang promet de désactiver ses trois principales installations
nucléaires du site de Yongbyon et de fournir une liste complète
de ses programmes nucléaires.
"Tout accord de contrôle de l'armement est très
technique", a dit l'ambassadeur et "à moins de le renforcer par des moyens
politiques, il risque d'être un peu précaire".
Le porte-parole du Département d'Etat américain Sean
McCormack a néanmoins informé qu'il n'y avait aucun plan concernant un
voyage de Mme Rice en RPDC.
L'envoyé sud-coréen a noté que la visite du
plus haut niveau d'un officiel américain à Pyongyang -- celle de la
secrétaire d'Etat Madeleine Albright en 2000 -- avait permis des
progrès conséquents mais que la question la plus sensible aurait pû
être résolue si le président Bill Clinton avait fait le déplacement
cette année-là.