NEW YORK (Nations Unies), 26 septembre (XINHUA) --
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé mardi que la
question nucléaire touchant son pays était "close", une affirmation
à laquelle plusieurs pays ont fait écho en évoquant la possibilité de
sanctions plus lourdes.
"J'annonce officiellement qu'à notre avis la
question nucléaire iranienne est maintenant close et a repris le caractère
d'une question ordinaire de l'Agence internationale de l'énergie
atomique (AIEA)", a déclaré hier Mahmoud Ahmadinejad lors d'une
intervention de 38 minutes à l'Assemblée générale, la plus longue de
la journée.
La question du nucléaire iranien constitue un
exemple flagrant de la manière dont les mécanismes actuels fonctionnent
mal, a-t-il affirmé.
Estimant que son pays avait jusqu'à présent rempli
ses obligations vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie
atomique (AIEA), il a souligné que celle-ci ne dénie pas aux
Etats qui le souhaitent le droit de développer l'énergie nucléaire à
des fins strictement civiles .
Pourtant, certaines "puissances" siégeant au Conseil
de sécurité n'ont cessé de politiser le dossier en empêchant l'Iran
d'exercer ce droit légitime, a indiqué le président iranien.
Ce dernier a assuré que son pays allait poursuivre
le développement de ses activités nucléaires, dans le respect des
exigences de l'AIEA, dédaignant les manoeuvres politiques illégales
de ces mêmes puissances.
Il s'est déclaré satisfait de la manière dont
l'Agence avait tenté de jouer de nouveau pleinement son rôle en défendant
les droits de ses membres, tout en surveillant leurs activités
nucléaires.
"Bien sûr l'Iran a toujours été et sera prête à
avoir des pourparlers constructifs avec toutes les parties", a-t-il
souligné.
S'adressant ensuite à tous ceux qui se sont montrés
hostiles à l'Iran depuis près de cinq ans, M. Ahmadinejad leur a
recommandé de tirer les enseignements de l'histoire et de leurs actions
récentes et de ne pas s'en prendre à d'autres Etats membres et
organisations.
Face à ces affirmations, la chancelière allemande
Angela Merkel s'était déclarée mardi favorable à des sanctions plus
lourdes contre l'Iran si ce pays ne se plie pas à la volonté de
la communauté internationale.
Auparavant, le président français Nicolas Sarkozy
avait affirmé que "si l'Iran a droit à l'énergie nucléaire à des fins
civiles, en laissant ce pays se doter de l'arme nucléaire, nous
ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et
du monde. Nous menacerions l'existence même du Traité sur la
non-prolifération des armes nucléaires (TNP)".
"Je veux dire au nom de la France que cette crise ne
sera résolue que si la fermeté et le dialogue vont de pair", a dit
Nicolas Sarkozy.
Pour sa part, le Secrétaire général de l'ONU,
Ban Ki-moon, s'est dit convaincu de parvenir à une solution négociée
avec l'Iran.