Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Déclaration conjointe Chine-UE: les relations entre les deux  parties ont fait des "progrès historiques" depuis dix ans
-
Réunion des dirigeants des pays du Golfe autour de l'intégration économique et de la sécurité régionale
-
Pakistan: Bhutto annonce sa participation aux élections générales
-
Poutine: la Russie pourrait revenir dans le traité FCE
-
Paris prend note des résultats des élections en Russie
Nucléaire iranien: "question close" contre menace de "sanctions alourdies"
  2007-09-27 19:20:26  

     NEW YORK (Nations Unies), 26 septembre (XINHUA) -- Le  président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé mardi que la  question nucléaire touchant son pays était "close", une  affirmation à laquelle plusieurs pays ont fait écho en évoquant la possibilité de sanctions plus lourdes.  

     "J'annonce officiellement qu'à notre avis la question  nucléaire iranienne est maintenant close et a repris le caractère  d'une question ordinaire de l'Agence internationale de l'énergie  atomique (AIEA)", a déclaré hier Mahmoud Ahmadinejad lors d'une  intervention de 38 minutes à l'Assemblée générale, la plus longue  de la journée. 

     La question du nucléaire iranien constitue un exemple flagrant de la manière dont les mécanismes actuels fonctionnent mal, a-t-il affirmé.  

     Estimant que son pays avait jusqu'à présent rempli ses  obligations vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie  atomique (AIEA), il a souligné que celle-ci ne dénie pas aux Etats qui le souhaitent le droit de développer l'énergie nucléaire à des fins strictement civiles .  

     Pourtant, certaines "puissances" siégeant au Conseil de  sécurité n'ont cessé de politiser le dossier en empêchant l'Iran  d'exercer ce droit légitime, a indiqué le président iranien.  

     Ce dernier a assuré que son pays allait poursuivre le  développement de ses activités nucléaires, dans le respect des  exigences de l'AIEA, dédaignant les manoeuvres politiques  illégales de ces mêmes puissances.  

     Il s'est déclaré satisfait de la manière dont l'Agence avait  tenté de jouer de nouveau pleinement son rôle en défendant les  droits de ses membres, tout en surveillant leurs activités  nucléaires.  

     "Bien sûr l'Iran a toujours été et sera prête à avoir des  pourparlers constructifs avec toutes les parties", a-t-il souligné. 

     S'adressant ensuite à tous ceux qui se sont montrés hostiles  à l'Iran depuis près de cinq ans, M. Ahmadinejad leur a recommandé de tirer les enseignements de l'histoire et de leurs actions  récentes et de ne pas s'en prendre à d'autres Etats membres et  organisations. 

     Face à ces affirmations, la chancelière allemande Angela  Merkel s'était déclarée mardi favorable à des sanctions plus  lourdes contre l'Iran si ce pays ne se plie pas à la volonté de la communauté internationale.  

     Auparavant, le président français Nicolas Sarkozy avait  affirmé que "si l'Iran a droit à l'énergie nucléaire à des fins  civiles, en laissant ce pays se doter de l'arme nucléaire, nous  ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région  et du monde. Nous menacerions l'existence même du Traité sur la  non-prolifération des armes nucléaires (TNP)".  

     "Je veux dire au nom de la France que cette crise ne sera  résolue que si la fermeté et le dialogue vont de pair", a dit  Nicolas Sarkozy. 

     Pour sa part, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon,  s'est dit convaincu de parvenir à une solution négociée avec  l'Iran.