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Le président français appelle à la fondation d'un nouvel ordre mondial pour le 21ème siècle
  2007-09-26 09:04:38  

     NEW YORK (Nations Unies), 25 septembre (XINHUA) -- Le  président français Nicolas Sarkozy a appelé mardi les Nations  Unies à mettre en place un nouvel ordre mondial, un "New Deal  écologique et économique", en lui confiant notamment la tâche de  mieux répartir les profits des matières premières, de la  technologie et de moraliser le capitalisme financier.  

     Dans ce monde où le sort de chacun dépend de plus en plus de  celui des autres, l'ONU ne doit pas être affaiblie mais renforcée, a estimé M. Sarkozy, soulignant que sa réforme pour l'adapter aux  réalités du monde d'aujourd'hui est une priorité pour la France. " Nous n'avons plus le temps d'attendre", a déclaré le chef d'Etat  français lors du débat de haut niveau de l'Assemblée générale. 

     Le président de la France a réclamé un nouvel état d'esprit. " C'est un véritable New Deal dont le monde a besoin. Un New Deal  écologique et économique", a-t-il précisé. 

     Nicolas Sarkozy a appelé tous les Etats à se réunir pour fonder le nouvel ordre mondial du 21ème siècle sur l'idée que les biens  communs de l'humanité doivent être placés sous la responsabilité  de l'humanité tout entière.  

     A ce titre, il a défendu l'idée d'assurer à tous les hommes  l'accès aux ressources vitales, à l'eau, à l'énergie, à  l'alimentation, aux médicaments et à la connaissance.  

     A cette fin, il a lancé un appel solennel pour que les Nations  Unies prennent en main la question d'une plus juste répartition  des profits, de la rente des matières premières et des rentes  technologiques.  

     De même, les Nations Unies devraient prendre en main la  moralisation du capitalisme financier afin de le mettre davantage  au service du développement et moins à celui de la spéculation,  ainsi qu'à aller plus loin dans la lutte contre la corruption.  

     Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a souligné qu'il n'y aura pas de  paix dans le monde si la communauté internationale fait preuve de  faiblesse face à la prolifération des armements nucléaires.  

     "Je pense évidemment au problème iranien. L'Iran a droit à  l'énergie nucléaire à des fins civiles. Mais en laissant l'Iran se doter de l'arme nucléaire, nous ferions courir un risque  inacceptable à la stabilité de la région et du monde. Nous  menacerions l'existence même du Traité sur la non-prolifération  des armes nucléaires (TNP)", a-t-il poursuivi.  

     "Je veux dire au nom de la France que cette crise ne sera  résolue que si la fermeté et le dialogue vont de pair", a dit  Nicolas Sarkozy.  

     "Regardons le monde tel qu'il est sinon nous n'aurons aucune  chance de parvenir à la rendre meilleur. Jugeons-le à l'aune de la justice. La justice c'est la nation palestinienne qui retrouve un  pays, qui construit son Etat. La justice c'est un peuple israélien qui obtient le droit de vivre en sécurité. La justice c'est le  peuple libanais qui recouvre pleinement sa liberté, son  indépendance, sa souveraineté dans la concorde", a mis en avant le chef d'Etat français.  

     La justice c'est le peuple irakien dans sa diversité qui trouve en lui-même le chemin de la réconciliation et de la démocratie. La justice c'est que l'enfant de pauvre, partout dans le monde, ait  autant de chances de réussir que l'enfant de riche. La justice  c'est que l'on ne puisse pas exploiter les ressources d'un pays  sans en payer le juste prix, a lancé le président français. 

     S'exprimant lundi devant la presse, Nicolas Sarkozy a souligné  que la France faisait de la lutte contre les changements  climatiques une "priorité absolue". 

     "Nous voulons des décisions tout de suite, maintenant,  immédiatement, parce que demain il sera trop tard. Et ce trop tard c'est deux degrés Celsius de plus, après quoi nous aurons atteint  le point de non-retour", a conclu le président de la France.  

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