Situé près d'une rue très animée au nord-ouest de la Place Tian'anmen,
ce haut bâtiment moderne a révélé très peu ce qui s'est produit à
l'intérieur.
Entourés de hauts murs couverts de lierres, il y a
peu de gens qui entrent et sorte de ce bâtiment, et seulement les gardes à
l'air sérieux indiquent son importance.
Mais ce caractère mystique
a été légèrement brisé mercredi 19 septembre, quand ce bâtiment a levé son
voile au monde extérieur.
Plus de 30 journalistes étrangers ont
visité, pour la première fois, ce bâtiment de la Commission centrale de
Contrôle de la Discipline (CCCD) du Comité central du Parti communiste
chinois.
Ouvrant leurs caméras ou vidéos, les journalistes sont
entièrement absorbés dans leur visite de ce bâtiment à 15 étages.
"Nous avons reçu de nombreuses requêtes de la part de journalistes
étrangers demandant à visiter des départements du gouvernement et du
Parti", a dit Guo Weimin, directeur de l'Office de presse du Bureau
d'Information du Conseil des Affaires d'Etat. "Ainsi, nous avons organisé
cette visite".
Quand des journalistes se pressaient dans le
corridor et regardaient par entrée des bureaux où travaillaient des
cadres, les officiels de la CCCD qui les accompagnaient dans la visite,
étaient bombardés de questions.
"Est-ce que c'est le lieu où vous
interrogez des officiels corrompus?"
Réponse: Certains d'eux ont
été "invités à avoir un entretien".
"Est-ce que vous manquez de
bras, quand vous enquêtez sur certains grands cas?"
Réponse: Non.
On n'ouvre pas l'interrogatoire pour tous les cas en même temps. Ainsi, il
y a un nombre suffisant d'officiels pour traiter des cas.
"Comment
avez-vous obtenu des informations sur la corruption? "
Réponse:
Nous avons un système de contrôle et nous envoyons également des équipes
d'inspection dans les différents départements et les localités.
Chi Yaoyun, directeur adjoint de l'office général de la CCCD, a
dit que la visite démontre que de plus en plus de départements du
gouvernement et du Parti deviennent plus transparents et plus ouverts dans
leurs affaires administratives.
"Voilà ce que nous promouvons",
a-t-il précisé.
Outre les bulletins d'information distribués aux
médias, la CCCD envisage de donner davantage de conférences de presse de
temps en temps ou régulièrement qui seront également ouvertes aux
journalistes étrangers, a fait savoir M.Chi.
Avec la chute d'un
grand nombre d'officiels corrompus – certains étaient de haut rang – au
cours de ces récentes années, une série de mesures de répression prises
par le CCCD attire de plus en plus l'attention du monde
extérieur.
Répondant à une question de savoir comment le nombre de
cas de corruption augmente dans le pays, M.Chi a dit que le nombre de cas
diminue maintenant.
"Nous ne pouvons pas nier que la corruption
existe dans certains domaines et dans une certaine mesure", a dit
M.Chi.
"Mais la ferme position de la Chine dans la lutte contre la
corruption ne permet aucun doute", a-t-il dit, citant les arrestations de
quelques hauts officiels comprenant l'ancien secrétaire du Comité du Parti
pour Shanghai, Chen Liangyu l'année dernière.
M.Chi a dit que le
gouvernement attache une grande attention à la prévention comme à la
punition, citant le Bureau national pour la prévention contre la
corruption établie la semaine dernière, comme une mesure importante prise
dans ce sens.
Les journalistes ont terminé leur visite dans la
salle des archives, en espérant avoir plus d'occasion de
visite.
"C'est très rare que des départements du Parti soient
ouverts aux médias", a dit Shiozawa Eiichi, journaliste de l'Agence de
presse Kyodo du Japon. "Nous espérons visiter d'autres dans le futur".
( Le Quotidien du Peuple en ligne )