MOSCOU, 18 septembre
(XINHUA) -- Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov et son
homologue français Bernard Kouchner ont exprimé mardi leur opposition à
des actions militaires contre l'Iran.
Leurs commentaires visent à apaiser la tension créée
par les propos de Kouchner qui dimanche a dit que la France devait se
préparer à l'éventualité d'une guerre contre l'Iran.
Il n'y a pas de problème dans le monde aujourd'hui
qui exige une solution militaire, selon l'agence de presse Interfax citant
Lavrov.
Toute action militaire est hors de question, en tout
cas en ce qui concerne la France, a dit Kouchner jugeant qu'une guerre
contre l'Iran serait le plus horrible des dénouements.
Il a suggéré d'augmenter les pressions sur l'Iran en
imposant des sanctions très dures.
Pour Lavrov, le Kremlin croit que l'Iran se
conformera aux demandes de l'Agence internationale de l'énergie atomique
(AIEA) concernant son projet nucléaire.
Washington accuse l'Iran de vouloir mettre au point
des armes nucléaires sous le couvert d'un programme civil.
L'Iran a rejeté ces accusations et maintenu que ses
intentions étaient pacifiques.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà adopté deux
résolutions punitives contre l'Iran.
Le président français Nicolas Sarkozy a sur
ce sujet une position plus dure que son prédécesseur Jacques Chirac. Il
a jugé que des pressions diplomatiques de la
communauté internationale étaient la seule alternative "à une bombe iranienne
ou au bombardement de l'Iran".