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La Belgique dans l'impasse depuis trois mois
  2007-09-11 08:42:41  

     BRUXELLES, 10 septembre (XINHUA) -- La Belgique est entrée  lundi dans son troisième mois de crise politique sans réelle  solution à l'horizon : depuis les élections du 10 juin dernier,  des négociations infructueuses se sont déroulées entre démocrates- chrétiens et libéraux, qui ont buté sur des divergences  fondamentales entre Flamands et Wallons sur l'avenir des  institutions fédérales. 

     Le roi Albert II de la Belgique a reçu en audience lundi après- midi, au Château du Belvédère, l'explorateur Herman Van Rompuy qui lui a fait un premier rapport.  

     Herman van Rompuy a été chargé mercredi dernier d'une mission  d'exploration pour tenter de relancer des négociations pour la  formation d'un gouvernement actuellement dans l'impasse. 

     Après deux mois et demi de pourparlers infructueux entre  libéraux et démocrates-chrétiens, qui ont buté sur des divergences fondamentales entre Flamands et Wallons, Yves Leterme, président  des démocrates-chrétiens flamands, qui avait été chargé de former  un gouvernement, a jeté l'éponge il y a deux semaines. 

     Les démocrates-chrétiens, qui ont gagné les élections  législatives du 10 juin dans le nord du pays, et les libéraux, qui ont remporté le scrutin dans le Sud, ont pourtant des programmes  socio-économiques aisément compatibles. Mais les divisions  linguistiques qui minent la Belgique depuis la Seconde Guerre  mondiale sont à leur paroxysme. 

     Pour la première fois depuis la création du pays en 1830, 60%  des électeurs flamands ont voté pour des listes qui prônent  l'indépendance ou, au moins, un transfert de compétences à la  Flandre qui ferait de l'Etat fédéral une coquille vide. 

     Les chrétiens-démocrates flamands ne peuvent entrer dans un  gouvernement qui n'aurait pas pour mission la création d'une  Belgique confédérale, sous peine de se priver de l'appui des  indépendantistes qui leur permettent d'être le premier parti. 

     Or, cette revendication est inacceptable pour les francophones, qui mettent sur la table des propositions, comme l'élargissement  de Bruxelles à des communes périphériques flamandes, tout aussi  inacceptables en Flandre. 

     Il faudra donc des semaines de négociations pour qu'une  coalition entre démocrates-chrétiens et libéraux puisse voir le  jour - si l'on y parvient.

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