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La Serbie menace d'user de représailles en cas d'indépendance  unilatérale du Kosovo
  2007-08-31 11:03:27  

     TIRANA, 30 août (XINHUA) -- La Serbie a menacé jeudi de  recourir à tous les moyens de rétorsion possibles si le Kosovo  proclame unilatéralement l'indépendance, a-t-on appris  d'informations parvenues de Belgrade à Tirana. 

     "Si quelqu'un te blesse, tu devras réagir, riposter et lui  faire également du mal", a confié à la presse le Premier ministre  serbe Vojislav Kostunica. 

     Il a déclaré que la Serbie ferait tout son possible pour  empêcher le Kosovo de proclamer unilatéralement son indépendance,  sans préciser toutefois quelles représailles seraient exercées. 

     Des dirigeants kosovars albanais ont réitéré jeudi que leur  demande sur l'indépendance du Kosovo était indiscutable. 

     "Nous avons réaffirmé que ni l'indépendance du Kosovo, ni son  intégrité territoriale, ne faisaient l'objet de négociations", a  indiqué à Pristina le président kosovar Fatmir Sejdiu, de retour  du premier cycle des pourparlers sur le futur statut du Kosovo qui ont eu lieu à Vienne. 

     Selon des reportages, les pourparlers, présidés par la troïka  composée de trois représentants issus respectivement des Etats- Unis, de l'Union européenne et de la Russie, se sont terminés  jeudi à Vienne, sans parvenir à faire sortir le Kosovo de  l'impasse actuelle. 

     A l'issue des pourparlers, le Premier ministre kosovar Agim  Ceku s'est engagé à déclarer l'indépendance du Kosovo, si cette  demande n'est pas satisfaite d'ici le 10 décembre, période où les  parties concernées feront leurs dernières efforts en vue d'une  solution diplomatique. 

     Bien que les délégations de Belgrade et de Pristina n'aient pas fait de percée aux négociations à Vienne, elles se sont accordées  pour ne pas diviser la province en fonction des ethnies, une  proposition controversée avancée début août par la communauté  internationale. 

     Le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Jeremic, à la  tête de la délégation serbe à Vienne, a révélé qu'il était parvenu à un accord avec les représentants de la troïka, prévoyant une  rencontre entre les délégations serbe et kosovare en marge de  l'Assemblée générale qui aura lieu en septembre à New York. 

     Le Kosovo, une province séparatiste située dans le sud de la  Serbie, a été placée sous l'administration des Nations Unies  depuis 1999, après 78 jours de bombardements menés par l'OTAN,  afin de déloger les forces serbes qui luttaient contre des  rebelles d'ethnie albanaise. 

     La Serbie a affirmé à plusieurs reprises que le Kosovo est  partie intégrante de son territoire et a juré de le garder en son  sein, alors que le Kosovo, où 90% de la population est albanaise,  a indiqué qu'il n'accepterait rien sauf une indépendance totale. 

     L'envoyé spécial de l'ONU Martin Ahtisaari avait soumis en mars au Conseil de sécurité de l'ONU ses propositions sur le statut  final du Kosovo prévoyant l'indépendance de cette ancienne  province serbe sous supervision internationale. 

     La Serbie et la Russie s'opposent fermement à ce plan soutenu  par les Etats-Unis et plusieurs pays occidentaux.

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