DAMAS, 14 août (XINHUA) -- Le vice-président syrien
Farouk al- Chareh a affirmé mardi que son pays n'avait pas l'intention
d'entrer en guerre avec Israël pour récupérer le plateau du Golan et
que l'Etat hébreu le savait.
"Israël sait que nous ne voulons pas la guerre. Nous
serons toujours prêts à répondre à une agression israélienne mais la
Syrie ne sera pas celle qui lancera les hostilités", a déclaré M.
Chareh, lors d'une conférence de presse à Damas.
"Dans les rues de Syrie, les gens ne veulent pas la
guerre, bien qu'ils n'accepteront pas d'Israël moins que son retrait du
plateau du Golan, occupé", a souligné M. Chareh.
"L'Initiative arabe est claire de ce point de vue et
nous la soutenons", a-t-il ajouté, faisant référence à une proposition
des pays arabes qui offre la normalisation de leurs relations avec
Israël contre un retrait israélien des territoires arabes occupés
depuis 1967 dont le plateau du Golan.
Les négociations de paix entre la Syrie et Israël
ont échoué en 2000 essentiellement en raison du désaccord sur le Golan,
plateau stratégique occupé par Israël en 1967 puis annexé en 1981, action
déclarée nulle par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a
récemment proposé des négociations de paix directes entre les deux pays,
sans la médiation des Etats-Unis, alors que la Syrie a proposé à maintes
reprises des négociations par le biais d'un pays tiers.
Techniquement, la Syrie et Israël sont toujours
en guerre.