NEW YORK (Nations Unies), 3 août (XINHUA) -- Les
derniers développements dans les domaines du maintien de la paix, de la
réconciliation politique et de la prévention des conflits en Afrique
figureront en tête de l'ordre du jour du Conseil de sécurité, a déclaré
vendredi son président pour le mois d'août l'ambassadeur de la République
du Congo, Pascal Gayama, cité par le Centre de nouvelles de l'ONU.
Pascal Gayama a indiqué que les membres du Conseil
suivraient étroitement des évènements importants, notamment le problème du
Darfour, au Soudan.
Le Conseil de sécurité tiendrait mercredi prochain
des consultations à huis clos sur les conclusions de la rencontre des
factions rebelles du Darfour tenue ce vendredi à Arusha, en
Tanzanie.
Cette rencontre, sous l'égide des envoyés spéciaux
des Nations Unies et de l'Union africaine, a pour but d'unifier les
rebelles qui n'ont pas signé l'accord de paix avec Khartoum et de relancer
les négociations de paix.
La réunion revête une importance cruciale après
l'autorisation du Conseil de sécurité, mardi dernier, de déployer une
opération hybride UA-ONU au Darfour.
A la fin du mois, le Conseil de sécurité examinera
le premier rapport périodique du secrétaire général sur les modalités du
déploiement de la Mission des Nations Unies au Darfour, a
expliqué Pascal Gayama.
Le Conseil suivra également de près la situation en
Somalie, où le Congrès de la réconciliation nationale se réunit à
Mogadiscio. Les institutions de transition somaliennes ont toujours besoin
du soutien de la communauté internationale, a souligné l'ambassadeur
du Congo.
Il a annoncé que des consultations du Conseil
étaient prévues le 13 août pour envisager de relayer le commandement de la
Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).
S'agissant des élections qui doivent se tenir en
Sierra Leone dans le courant du mois, Pascal Gayama a déclaré que le
Conseil se prononcerait officiellement sur les résultats du scrutin dès
qu'ils seront connus.
Ses membres suivront également avec attention la
phase initiale du déploiement, au Tchad et en République centrafricaine, de
troupes européennes chargées de soutenir les Nations Unies dans
leurs efforts d'assistance auprès des réfugiés soudanais du Darfour.
Cela pourrait bien devenir l'autre "opération hybride" dans la région,
a-t-il fait observer.
Il a rappelé que le Conseil avait dans un premier
temps envisagé le déploiement d'une force des Nations Unies dans l'est
du Tchad, qui aurait également opéré dans le nord-est de la
République centrafricaine, mais que le gouvernement tchadien s'y
était montré réticent.
Après le consentement donné par le Tchad à l'Union
européenne de déployer des troupes dans l'est du pays, l'ONU réfléchit
maintenant aux moyens de coopérer au mieux avec ces troupes, a-t- il
dit.
Pascal Gayana a en outre affirmé que la
recrudescence de la violence en République démocratique du Congo (RDC)
restait en tête des priorités du Conseil pour le mois d'août.
Il a expliqué qu'après avoir prorogé jusqu'au 10
août les sanctions sur les armes et le mandat du Groupe d'experts chargé
d'en surveiller l'application, le Conseil envisage désormais de
nouvelles dispositions pour mettre fin à la crise dans ce pays.
Par ailleurs, le Conseil attend les propositions
du Secrétariat pour se prononcer sur les modalités de la participation
des Nations Unies à l'enquête sur la tentative d'assassinat
perpétrée contre le Premier Ministre ivoirien, Guillaume Soro.