SEOUL, 1er août (XINHUA) --
Des dirigeants politiques sud- coréens ont annoncé mercredi leur décision
de se rendre en visite aux Etats-Unis cette semaine, afin de chercher la
libération des 21 Sud-Coréens pris en otage en Afghanistan.
"Nous appelons poliment le gouvernement américain et
les Nations Unies à changer de position et à aider à prévenir les
meurtres imminents", ont affirmé les dirigeants de cinq partis
politiques sud-coréens les plus importants dans une déclaration
conjointe, à l'issue de leur réunion d'urgence.
"Le soutien humanitaire de la communauté
internationale est désespérément nécessaire pour sauver les vies de ces
civils innocents", souligne la déclaration.
23 Sud-Coréens avaient été enlevés par la rébellion
afghane des talibans le 19 juillet sur une route à Ghazni, dans le centre
de l'Afghanistan. Deux d'entre eux ont été exécutés séparément les
25 et 30 juillet.
Les talibans ont recommandé la remise en liberté des
prisonniers talibans en échange des otages sud-coréens, alors que le
gouvernement afghan a refusé à maintes reprises les démarches " otages
contre prisonniers" avec les kidnappeurs.
La déclaration des hommes politiques sud-coréens et
leur prochaine visite à Washington sont considérées comme un effort
pour faire pression sur la partie américaine, afin que cette
dernière puisse faire preuve de flexibilité dans la crise des
otages.
Selon les médias de Séoul, ces dirigeants de partis
politiques sud-coréens partiront pour les Etats-Unis jeudi et
rencontreront la présidente de la Chambre des représentants du Congrès,
Mme Nancy Pelosi, ainsi que le secrétaire général de l'ONU, Ban
Ki- moon.
Ils ont par ailleurs l'intention de mener une visite
en Afghanistan et dans d'autres pays asiatiques concernés, tels que
l'Arabie saoudite et le Pakistan.
Les familles des otages sud-coréens ont rendu visite
mercredi à l'ambassade des Etats-Unis à Séoul, pour appeler Washington à
aider à résoudre le dossier des otages.
Le gouvernement sud-coréen, qui a déployé un
contingent de 200 militaires en Afghanistan depuis début 2002 dans le
cadre des opérations militaires de la force multinationale commandée par
les Etats-Unis contre les talibans et le réseau terroriste al-Qaïda,
a réaffirmé lundi qu'il ne voulait pas avoir recours à la force
pour résoudre cette crise.