PARIS, 23 juillet (XINHUA) -- Le ministère français
des Affaires étrangères a affirmé lundi qu'il faudrait envoyer un
" message de fermeté" dans le dossier nucléaire iranien, prônant
des négociations à l'ONU pour adopter une résolution de sanctions
contre Téhéran.
"Tant que l'Iran n'aura pas accepté la suspension
des activités sensibles, nous devons clairement continuer à envoyer un
message de fermeté", a indiqué le porte-parole adjoint du ministère
français, Denis Simonneau, interrogé lors d'un point de presse sur la
réaction française à la demande du Premier ministre britannique Gordon
Brown pour de nouvelles sanctions contre l'Iran.
"La résolution 1747 demandait un rapport au
Directeur général de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique)
pour le 24 mai. Celui-ci a été rendu : il a confirmé que l'Iran ne mettait
pas en oeuvre les résolutions du Conseil de sécurité des Nations
unies. Depuis le 24 mai, M. Solana a accepté de revoir M. Larijani à
plusieurs reprises : il a multiplié les efforts d'explication de la
position des E3+3 et de l'offre faite à l'Iran. Malgré cela, l'Iran a
choisi de persister dans la voie du refus", a noté M. Simonneau.
"Dans ces conditions, et tant que l'Iran
n'aura pas accepté la suspension des activités sensibles, nous
devons clairement continuer à envoyer un message de fermeté. Nous
devons donc, conformément à la résolution 1747, retourner devant le
Conseil de sécurité, et y entamer les consultations nécessaires
à l'adoption d'une troisième résolution de sanctions.
Cette nouvelle résolution, que nous souhaitons ferme, doit indiquer clairement
à l'Iran que son obstination le mène vers un isolement croissant,
néfaste pour son économie, sa population et son ouverture au monde", a
affirmé le diplomate français.