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Affaire Litvinenko : l'ambassadeur britannique tente d'apaiser la  tension entre Londres et Moscou
  2007-07-22 21:29:02  

     MOSCOU, 22 juillet (XINHUA) -- L'ambassadeur de Grande-Bretagne à Moscou Tony Brenton a déclaré, dans une interview publiée  dimanche, qu'il ne voulait pas utiliser le terme "crise" pour  qualifier l'actuel conflit diplomatique entre la Russie et la  Grande-Bretagne suscitée par l'affaire Litvinenko. 

     "Nous jouissons des relations économiques en plein boom, des  liens de plus en plus étroits entre nos peuples et d'une  coopération en croissance sur diverses affaires internationales... dans le cadre desquelles nous sommes vivement divisés pour le  moment sur l'affaire Litvinenko", a affirmé l'ambassadeur  britannique Brenton, cité par l'agence de presse Interfax. 

     Moscou et Londres ont annoncé début juillet l'expulsion  réciproque de diplomates, ce qui a été considéré comme une  escalade de la dispute bilatérale sur l'extradition d'Andreï  Lougovoï, principal suspect de l'empoisonnement au polonium 210 de l'ancien agent du KGB Alexandre Litvinenko décédé à Londres en  novembre dernier.  

     La Grande-Bretagne a exigé de la Russie l'extradition d'Andreï  Lougovoï, tandis que la Russie a insisté pour que cet homme  d'affaires et ex-agent secret russe soit jugé en Russie en vertu  de la Constitution. 

     Jeudi dernier, le président russe Vladimir Poutine a qualifié  de "mini-crise" ce conflit diplomatique en disant que les  relations russo-britanniques allaient "se développer normalement". 

     Tant Moscou que Londres ont insisté sur le développement des  relations bilatérales, mais "toute action doit correspondre au bon sens. Le droit légal et les intérêts de ses partenaires doivent  être respectés", a souligné M. Poutine. 

     "Nous ne demandons pas à la Russie de violer sa propre  Constitution, mais de chercher avec nous une façon de contourner  cet obstacle, étant donnée la nature grave et sans précédent de ce meurtre", a indiqué M. Brenton.

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