MOSCOU, 22 juillet (XINHUA) -- L'ambassadeur de
Grande-Bretagne à Moscou Tony Brenton a déclaré, dans une interview publiée
dimanche, qu'il ne voulait pas utiliser le terme "crise" pour
qualifier l'actuel conflit diplomatique entre la Russie et la
Grande-Bretagne suscitée par l'affaire Litvinenko.
"Nous jouissons des relations économiques en plein
boom, des liens de plus en plus étroits entre nos peuples et d'une
coopération en croissance sur diverses affaires
internationales... dans le cadre desquelles nous sommes vivement divisés
pour le moment sur l'affaire Litvinenko", a affirmé l'ambassadeur
britannique Brenton, cité par l'agence de presse Interfax.
Moscou et Londres ont annoncé début juillet
l'expulsion réciproque de diplomates, ce qui a été considéré comme une
escalade de la dispute bilatérale sur l'extradition d'Andreï
Lougovoï, principal suspect de l'empoisonnement au polonium 210
de l'ancien agent du KGB Alexandre Litvinenko décédé à Londres en
novembre dernier.
La Grande-Bretagne a exigé de la Russie
l'extradition d'Andreï Lougovoï, tandis que la Russie a insisté pour que
cet homme d'affaires et ex-agent secret russe soit jugé en Russie en vertu
de la Constitution.
Jeudi dernier, le président russe Vladimir Poutine a
qualifié de "mini-crise" ce conflit diplomatique en disant que les
relations russo-britanniques allaient "se développer normalement".
Tant Moscou que Londres ont insisté sur le
développement des relations bilatérales, mais "toute action doit
correspondre au bon sens. Le droit légal et les intérêts de ses partenaires
doivent être respectés", a souligné M. Poutine.
"Nous ne demandons pas à la Russie de
violer sa propre Constitution, mais de chercher avec nous une façon
de contourner cet obstacle, étant donnée la nature grave et sans
précédent de ce meurtre", a indiqué M. Brenton.