NEW YORK (Nations Unies), 20 juillet (XINHUA) --
Compte tenu de l'impossibilité d'obtenir une résolution de consensus sur le
futur statut du Kosovo, le processus au sein de Conseil de sécurité a
été suspendu vendredi et les discussions sur la question reprendront
au sein du Groupe de contact.
Le Plan de l'Envoyé spécial de l'ONU, Martti
Ahtisaari, doit être la base de ces discussions, et si ces dernières
n'aboutissent pas, nous continuons de croire qu'il s'agit de la meilleure
solution pour le Kosovo et pour la région dans son ensemble, est- il
affirmé dans une déclaration lue par le représentant permanent de la
France, Jean-Marc de la Sablière, au nom de la France, de l'Italie, de la
Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de l'Allemagne et de la Belgique.
Depuis la présentation de ce plan, "nous avons
travaillé intensément pour arriver à une résolution", assure le groupe de
Représentants.
"Nous avons proposé plusieurs projets de résolution
et n'avons fait l'économie d'aucun effort pour tenir compte des remarques
et inclure les propositions d'autres membres du Conseil", a dit
Jean- Marc de la Sablière.
Le représentant permanent de la France a souligné
que le statu quo était intenable.
De son côté, le Représentant de la Russie, Vitaly
Churkin, s'est félicité que ses "partenaires au sein du Conseil de
sécurité aient convenu de la possibilité et de la nécessité de nouvelles
discussions", au sein du Groupe de contact, composé de la
Grande- Bretagne, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, de la Russie
et des Etats-Unis.
"La Russie n'était pas prête à soutenir les projets
de résolution précédents, ni à s'abstenir", a-t-il déclaré devant la
presse, assurant que son pays ne retardait rien, mais empêchait " une
proposition de solution dangereuse pour le droit international et pour la
stabilité des Balkans".
"Notre position sur l'histoire du Kosovo est très
objective et très claire, et pas aussi partisane que certains voudraient
le faire croire", a dit Vitaly Churkin, réaffirmant l'attachement de
son pays au principe d'intégrité territoriale des Etats membres
de l'ONU, "l'une des fondations du droit international".
Il a aussi évoqué une motivation politique forte de
ne pas " récompenser les aspirations séparatistes violentes", ce qui
pourrait avoir de graves répercussions internationales.
D'autres membres du Conseil de sécurité ont soulevé
des objections similaires, a-t-il dit.
Il a réitéré que le problème n'était pas d'être
musulman ou pas mais bien celui de l'intégrité territoriale, rappelant
qu'en Russie, 20% de la population était musulmane.
Interrogé sur les informations faisant état d'une
possible proclamation unilatérale de l'indépendance du Kosovo le 28
novembre, fête de l'indépendance de l'Albanie, Vitaly Churkin a
affirmé qu'une déclaration unilatérale serait sans aucun doute
déstabilisatrice.