KHARTOUM, 16 juillet (XINHUA) -- La conférence
internationale sur le Darfour s'est terminée lundi à Tripoli, capitale de
la Libye, par un appel à poursuivre le processus de paix dans lequel
les Nations Unies et l'Union africaine (UA) jouent un rôle
principal, selon des informations reçues à Khartoum.
La conférence de deux jours a rassemblé les
représentants de l'ONU, de l'UA, de l'Union européenne et ceux de 15 pays,
incluant les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité, le
Soudan, la Libye, le Tchad, l'Egypte et l'Erythrée.
Les participants "réaffirment le rôle principal de
l'UA et l'ONU dans le processus de paix au Darfour, en partenariat avec
le acteurs régionaux, et réitèrent leur soutien sans équivoque" à ce
processus, selon un communiqué final de la conférence.
Ils ont appelé tous les Etats membres de l'UA et de
l'ONU à s'abstenir de soutenir d'autres initiatives parallèles.
Selon le communiqué final, la situation actuelle au
Darfour est "dynamique, fragile et s'évolue rapidement", ce qui demande
"une action urgente visant à la conclusion d'un accord politique
global pour mettre fin au conflit et aux longues souffrances du peuple
au Darfour".
Le comminqué fait état de l'échec des médiateurs
internationaux dans la tentative de réunir les groupes rebelles à la table
de négociations.
En effet, aucun des groupes rebelles du Darfour n'a
pris part à la conférence de Tripoli.
Un accord de paix avait été signé en mai 2006 par le
gouvernement soudanais et une des trois factions rebelles. Depuis
lors, le nombre de groupes rebelles est passé à une dizaine,
cette évolution est considérée par le gouvernement soudanais comme un
grand obstacle à la reprise des négociations de paix.
"La paix ne peut pas être réalisée au Darfour par
des négociations séparées avec chaque groupe armé", avait indiqué
l'assistant du président soudanais, Nafie Ali Nafie, à
l'émissaire américain pour le Soudan, Andrew Natsios, la semaine
dernière.
Avant la conférence de Tripoli, cinq groupes
rebelles avaient annoncé à Asmara, capitale de l'Erythrée, leur accord de
former " un front" entre eux pour préparer d'éventuelles négociations de
paix.
Une rencontre entre les envoyés internationaux et
les groupes rebelles n'ayant pas signé l'accord de paix devraient se
rencontrer le mois prochain pour discuter des questions relatives
aux négociations de paix.
Le président de la Commission de l'UA et
le secrétaire général de l'ONU devraient adresser des invitations pour
ces négociations avant la fin du mois d'août, selon le communiqué.