BEIJING, 28 juin (XINHUA) -- Le
porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang a pressé le
gouvernement japonais de résoudre convenablement et sérieusement les
questions des "femmes de réconfort" et du travail forcé de Chinois pendant
la seconde guerre mondiale.
"Nous demandons à ce que la partie japonaise fasse
pleinement face à l'appel de la communauté internationale pour la justice,
en prenant une attitude responsable envers l'Histoire et en
résolvant les questions de manière appropriée", a dit M. Qin lors d'une
conférence de presse régulière.
M. Qin a fait ces commentaires par rapport à la
requête des Etats-Unis au Japon de reconnaître et d'accepter ses
responsabilités pour l'exploitation sexuelle des "femmes de
réconfort" par l'armée japonaise pendant la seconde guerre
mondiale.
La position de la Chine concernant la question des
"femmes de réconfort" a été claire et constante, a dit M. Qin. "La
conscription forcée des "femmes de réconfort" fut une atrocité
perpétrée par l'armée japonaise en Chine et dans d'autres pays
pendant la seconde guerre mondiale."
On estime que 200 000 femmes ont été forcées à
servir d'esclaves sexuelles pour les forces japonaises pendant la
seconde guerre mondiale.
Quand il lui a été demandé de commenter le
rejet par la Cour suprême japonaise de l'appel à une compensation
pour les travailleurs chinois forcés, M. Qin a dit qu'il
s'agissait d'un autre crime de guerre pour lequel "nous demandons
une résolution adaptée également".