BELGRADE, 20 juin (XINHUA) -- La Serbie salue
chaleureusement la décision de Moscou de rejeter un nouveau projet de
résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Kosovo, a déclaré
mercredi soir le conseiller du Premier ministre serbe pour les médias,
Srdjan Djuric.
Il s'agit de "la politique de principe et la
coopération entre Belgrade et Moscou, basées sur le respect du droit
international et de la Charte de l'ONU", a-t-il affirmé.
A l'issue de la session du Conseil de sécurité à New
York, l'ambassadeur russe auprès de l'ONU, Vitali Tchourkine, a déclaré
que le nouveau projet de résolution de l'Occident sur le Kosovo est
inacceptable pour la Russie.
La Russie n'a pas participé à l'élaboration du
document, mais certains éléments de la résolution sont encore sur la
table, et Moscou se place en faveur d'une bonne solution pour la Serbie,
le Kosovo et toute la région, a-t-il ajouté.
Le Kosovo dont 90% de la population est issue de
l'ethnie albanaise, se trouve sous administration de l'ONU depuis 1999,
date à laquelle les bombardements de l'Organisation du traité de
l'Atlantique Nord (OTAN) ont interrompu la répression de la
rébellion des séparatistes albanais par les forces de
l'ex- Yougoslavie.
Les négociations sur le futur statut du Kosovo entre
l'ethnie albanaise et les autorités serbes ont démarré en novembre 2005,
mais sont entrées dans une impasse 13 mois plus tard.
L'envoyé de l'ONU pour le dossier du Kosovo, Martti
Ahtisaari, a proposé une indépendance du Kosovo sous supervision de la
communauté internationale, une initiative soutenue par les
Etats- Unis, la plupart des pays de l'Union Européenne (UE), ainsi que
les dirigeants albanais du Kosovo, mais récusée par la Serbie et son
alliée traditionnelle, la Russie.
Mercredi, les Etats-Unis et l'UE ont distribué un
nouveau projet de résolution de l'ONU, soit la troisième version, sur le
Kosovo, pour que la Serbie et les Albanais du Kosovo puissent avoir
quatre mois supplémentaires afin de chercher une solution négociée au
futur statut du Kosovo.
Cette version soutient l'initiative de M. Ahtisaari
sur une indépendance supervisée du Kosovo dans 120 jours et ce sur la
base du rapport d'évaluation du représentant spécial du secrétaire
général de l'ONU au Kosovo.
Le nouveau projet de résolution envisage
également la cessation du mandat de l'ONU au Kosovo au profit d'une mission de
l'UE, tout en maintenant la présence militaire de l'OTAN.